Le marché automobile marocain, en berne, reste malgré tout prometteur

Le marché automobile marocain est dans une mauvaise passe depuis quelques mois. Les derniers chiffres communiqués par l’Association des importateurs de véhicules au Maroc (Aivam) font état d’une tendance baissière, principalement dans les voitures particulières.

Sur les sept premiers mois de 2013, les ventes de voitures particulières neuves ont subi un recul de 8,36 %, sur un marché automobile global en baisse de 6,95 %. Dacia est resté en tête du marché marocain, enregistrant une croissance de ses ventes de 5,36 % sur sept mois, à 19 317 unités. Renault a conservé sa seconde position malgré une baisse de ses ventes de 11 %, ce qui représente 1 381 véhicules de moins écoulés par rapport à la même période en 2012. Ford, qui a enchaîné les lancements ces derniers mois, est resté sur la troisième marche du podium ; il avait écoulé 6 384 véhicules à fin juillet et détenait une part du marché marocain de 8,71 %. Hyundai figure à la quatrième place de ce classement ; grâce à une gamme très diversifiée, la marque coréenne a augmenté ses ventes de 15,84 % sur sept mois, à 6 173 unités. Peugeot complète le top 5 ; il a vu ses ventes baisser de 15 % sur les sept premiers mois de l’année, ce qui représente 1 084 véhicules particuliers de moins que l’année dernière sur la même période.

Le marché des véhicules utilitaires légers a quant à lui augmenté de 7,29 % sur sept mois, grâce aux bonnes performances réalisées par de nouveaux protagonistes, Mitsubishi et Isuzu, mais les progressions à deux chiffres se font de plus en plus rares.

L’Aivam reste cependant optimiste pour le marché automobile marocain dans les années à venir. L’association s’appuie notamment sur une étude commanditée au cabinet The Nielsen Company (réalisée en 2012 auprès de 2 500 personnes dans 15 régions), selon laquelle « le faible taux d’équipement des foyers marocains en automobile laisse apparaître un grand potentiel pour les années à venir ». En effet, seul le quart d’entre eux dispose d’un véhicule, contre 80 % en Europe. L’étude révèle d’ailleurs que 3 Marocains sur 10 ont l’intention d’acheter leur première voiture au cours des 2 prochaines années. Parmi les personnes qui comptent s’offrir une voiture, ce sera, pour un tiers d’entre elles, un véhicule neuf.

Le manque de moyens financiers reste le principal frein à la croissance du parc automobile marocain, particulièrement chez les jeunes. Pourtant, contrairement à ce que l’on pourrait penser, le prix n’est pas le premier critère de sélection lors de l’achat d’une voiture. Pour 85 % des personnes interrogées, c’est la marque qui prime. Viennent ensuite la motorisation, le prix de vente et enfin la consommation du véhicule.

Alexandra Frutos