Le gouvernement américain est sorti du capital de General Motors

Le Trésor américain a annoncé avoir vendu le 9 décembre le reste de ses parts dans General Motors. Il détenait encore à la fin novembre quelque 30 millions d'actions du constructeur, représentant 2,2 % de son capital.

« Avec la vente des derniers titres GM, un important chapitre de l'histoire de notre pays est désormais clos », a souligné le secrétaire au Trésor Jack Lew dans un communiqué. L'Etat américain avait en effet volé à la rescousse de GM à la fin des années 2000 et l'avait sauvé de la faillite en lui apportant au total 49,5 milliards de dollars. Il aura perdu environ 10 milliards de dollars sur cet investissement, mais une étude publiée hier par le Center for Automotive Research estime que le sauvetage du constructeur a permis de sauver près de 1,9 million d'emplois en 2009 et 2010 et que le gouvernement américain aurait été privé de dizaines de milliards de dollars de revenus si General Motors avait été liquidé. « Nous serons toujours reconnaissants d'avoir eu une deuxième chance », a déclaré Dan Akerson, président du constructeur.

Le Président américain Barack Obama a défendu l'intervention historique de l'Etat américain, qui avait débuté sous son prédécesseur George Bush. « Lorsque j'ai pris mes fonctions, l'industrie automobile américaine était sur le point de s'effondrer [...] En tant que président, j'ai refusé d'abandonner les ouvriers américains et une icône de l'industrie américaine. Mais en échange des fonds publics octroyés à General Motors et Chrysler, nous avons exigé responsabilité et résultats », a rappelé M. Obama. 85 milliards de dollars d'aides ont été alloués au total à General Motors et Chrysler et à leurs filiales financières. Le gouvernement américain conserve encore une participation de 64 % dans le capital d'Ally Financial (anciennement GMAC). (FREEP.COM, DETROIT NEWS 9/12/13, AFP 10/12/13)

Frédérique Payneau