Le diesel et les technologies d'avant-garde ont eu un rôle prépondérant dans la réduction des émissions de CO2

L'Agence européenne de l'environnement avait déjà annoncé que les émissions moyennes de CO2 des voitures neuves vendues en 2014 avaient baissé de 2,6 %, à 123,4 g/km, mais les explications de ces résultats ont été publiées par Transport and Environment (T&E), une association de lobbying pro-environnemental basée à Bruxelles : « La majeure partie de l'amélioration des émissions moyennes de CO2 a été le fait de progrès techniques sur les moteurs à combustion interne, qui constitue de loin la part de véhicules neufs la plus vendue ». Le rapport prend l'exemple de Nissan, dont les émissions moyennes ont baissé de 12,1 % l'an dernier. L'association explique que, si un tel résultat a été possible, c'est parce que le Qashqai, « de loin la meilleure vente de Nissan, a subi un cure de jouvence en 2014, qui a inclus l'apparition de nouveaux moteurs, en moyenne 20 g en dessous des précédents ». Conclusion, les moteurs du Qashqai, mais aussi du Juke ou du Note « ont bien plus contribué à la réduction (de CO2) que les ventes de la Leaf, qui sont d'environ 10 000 exemplaires et encore bien trop faibles pour avoir un grand impact sur les résultats du constructeur », souligne T&E.

Si Nissan a été le constructeur qui a le plus progressé en matière d’émissions l'an dernier, il n'a pas pour autant été le plus vertueux. La palme revient à PSA, avec 110,1 g de CO2/km, suivi par Toyota (112,8 g/km) et Renault (113,6 g/km). Nissan occupe la quatrième position, avec 115 g/km d'émissions moyennes par véhicule neuf vendu.

Les marques, pour la plupart en avance sur leurs objectifs réglementaires pour 2015, devront respecter une moyenne maximale de 95 g/km à compter de 2021. D'après les calculs de Transport and Environment, Renault atteindra pile l'objectif fixé en 2021 s’il continue à progresser chaque année de la même façon. D'autres seront en avance : Daimler (2020), Toyota et PSA (2019), ou encore Volvo et Nissan (2018).

A l'inverse, certains vont devoir accélérer le mouvement, sous peine de prendre du tard : Honda et Hyundai surtout, qui pourraient n’atteindre les 95 g/km qu'à l’horizon 2027. Etonnamment, Fiat (2025) ou BMW (2024) ne sont guère en avance non plus, souligne LARGUS.FR (2/7/15).

Alexandra Frutos