Le développement de véhicules respectueux de l’environnement, une bonne nouvelle pour l’emploi ?

D’après une étude réalisée par les cabinets de conseil Cambridge Econometrics et Ricardo-AEA, intitulée « An economic assessment of low carbon vehicles », le développement de véhicules toujours plus respectueux de l’environnement pourrait entraîner la création de 443 000 emplois supplémentaires en Europe d’ici à 2030.

Cette étude estime que le développement puis la mise sur le marché de véhicules émettant toujours moins de CO2 entraîneront de nombreuses créations de postes dans divers secteurs d’activité en Europe, et ce quel que soit le rythme de baisse des émissions de CO2. Elle n’a pas pris en compte les véhicules électriques, ces derniers devant faire l’objet d’une autre analyse courant 2013.

La création nette d’emplois pourrait atteindre les 356 000 postes à l’horizon 2030 sans nouvel objectif d’émissions de CO2 au-delà de 2020, les véhicules commercialisés à cette date sur le Vieux Continent étant censés émettre en moyenne 95 grammes de CO2/km pour les voitures particulières et 147 g/km pour les utilitaires. Dans ce scénario, la baisse des émissions de CO2 des véhicules au-delà de 2020 a aussi été fixée à moins de 1 % par an et la part de marché des véhicules hybrides électriques ? HEV ? dans les nouvelles immatriculations à 5 % en 2020 et à 12 % en 2030. Mais les données pourraient être encore plus positives sur le front de l’emploi en Europe.

L’étude estime en effet que pas moins de 443 000 emplois supplémentaires pourraient être créés en Europe d’ici à 2030, avec des VP et des VU rejetant respectivement 90 g/km et 141 g/km grammes de CO2/km en 2020, puis 60 g/km et 99 g/km en 2030. Dans ce scénario, la part de marché des véhicules hybrides électriques dans les nouvelles immatriculations a quant à elle été fixée à 10 % en 2020, 22 % en 2025 et 50 % en 2030.

Autres conséquences majeures à attendre d’ici à 2030 avec la montée en puissance des véhicules propres en Europe : la diminution de la facture énergétique, la hausse de la valeur des flottes automobiles et la croissance du PIB. L’étude estime en effet que la facture énergétique européenne baissera de 57 à 79 milliards d’euros, selon les scénarios de baisse de CO2 envisagés d’ici à 2030. La valeur des flottes enregistrerait quant à elle une hausse comprise entre 22 et 46 milliards d’euros, son coût total devant toutefois reculer (il inclut en plus les coûts d’entretien et de maintenance), passant de 803 milliards d’euros en 2008 à 768 ou 770 milliards d’euros en 2030. Côté PIB, la montée en puissance des véhicules propres pourrait se traduire par une hausse de 16 à 10 milliards d’euros, conclut le document.

Alexandra Frutos