Le constat à l’amiable peut désormais se faire avec un smartphone

A partir du 1er décembre, tous les assurés automobiles pourront, en cas d’accident, remplir leur constat à l’amiable avec leur smartphone grâce à la nouvelle application e-constat développée par l’Association Française de l’Assurance.

Au terme de 18 mois de développement, l’Association Française de l’Assurance présente l’e-constat, la version électronique du constat à l’amiable papier, qui fête lui-même ses 50 ans. Tous les assureurs ont travaillé ensemble pour permettre aux assurés de remplir leur constat de façon simple et fiable avec leur seul smartphone. Mais ceux qui souhaiteront continuer d’utiliser la version papier pourront toujours le faire. Après téléchargement de l’application e-constat (sur iOS et Androïd), l’assuré pourra à partir du 1er décembre renseigner les données de son véhicule et le nom de son assureur. En cas d’accident matériel, il pourra en décrire les circonstances à l’aide d’un formulaire dédié, dessiner à l’aide du doigt un croquis sur l’écran et y insérer des éléments déjà dessinés (panneaux de signalisation, etc.), géolocaliser le véhicule et associer des photos, ce qui apportera un véritable « plus » par rapport au constat papier. Une fois le constat rempli et signé, toujours à l’aide du doigt, le document sera alors immédiatement transmis à l’assureur. L’assuré sera averti de sa bonne réception par SMS et recevra en outre une version PDF de son constat par courriel.

Si deux véhicules sont impliqués, les deux assurés pourront choisir de remplir les deux constats sur un seul smartphone, sur deux appareils ou même utiliser l’application pour l’un et le constat papier pour l’autre. « C’est un outil simple, rapide, fiable, gratuit et utilisé par tous les assureurs. C’est un véritable nouveau service que nous offrons là aux assurés qui leur garantit en outre un traitement plus rapide de leur dossier », souligne Bernard Spitz, président de la FFSA.

Aux Pays-Bas, où l’e-constat existe depuis 2012, seulement 5 % des constats sont électroniques. « Nous espérons que cela ira plus vite en France », souligne M. Spitz, estimant que le système néerlandais est moins abouti et moins complet que celui développé par les assureurs français. (AFP 18/11/14, AUTOACTU.COM 19/11/14)

Alexandra Frutos