Le chiffre d’affaires des équipementiers a reculé de 9,4 % au premier semestre

Le chiffre d'affaires des équipementiers automobiles implantés en France a reculé de 9,4 % au premier semestre, à 7,8 milliards d’euros, a annoncé la Fiev (Fédération des industries des équipements pour véhicules). Les ventes d'équipements aux constructeurs pour les véhicules assemblés dans leurs usines ont baissé de 8,7 %, à 6,7 milliards d’euros, et celles pour la rechange de 13,7 %, à 1,1 milliard.

Ces ventes sont en corrélation avec la production de véhicules légers en France, qui a baissé de 20 % sur les six premiers mois de 2013. La Fiev estime le recul sur l'ensemble de l'année à 13,5 %, à 1,7 million de véhicules. « Il existe un fort risque de décrochement de la production automobile en France en 2013 », a déclaré le président de la Fiev, Claude Cham, lors d'une conférence de presse organisée le 24 septembre. « A 1,7 million d’unités, nous sommes en deçà du niveau minimum de production possible que nous envisagions dans un rapport rendu à l’ancien gouvernement puisque nous tablions alors sur 2,2 millions d’unités », a-t-il souligné.

La Fiev a rappelé que 79 050 personnes étaient employées par les équipementiers au 31 décembre 2012, en chute de 40 % par rapport aux 130 000 salariés de 2002. « Nous ne pourrons pas renverser ou stabiliser cette tendance si le poids des charges pesant sur nos entreprises ne diminue pas », a prévenu M. Cham, qui attend des mesures du gouvernement pour rendre de « l’attractivité au site France ». Et ce d’autant plus que 58 % du chiffre d’affaires des équipementiers en France est réalisé par des filiales de groupes étrangers, lesquels « ont de plus en plus de mal à justifier le maintien des activités en France », a-t-il déclaré.

« On a une très légère tendance à l'augmentation de nos effectifs intérimaires à la fin du premier semestre », a indiqué M. Cham, qui s'est toutefois montré prudent et qui préfère attendre la fin de l'année pour voir s'il s'agit d'un signe de reprise ou non.

Interrogé sur les pistes qui lui semblent les plus opportunes pour baisser les charges sociales et patronales, le président de la Fiev s’est notamment dit favorable à l’idée d’une TVA sociale. « Fiscaliser certaines charges est certainement une bonne solution pour alléger le coût du travail en France », a-t-il déclaré. (AUTOACTU.COM 25/9/13)

Alexandra Frutos