Le chiffre d’affaires de Michelin a reculé de 8,1 % au premier trimestre

Le chiffre d’affaires de Michelin a reculé de 8,1 % au premier trimestre, à 4,9 milliards d'euros, en raison de la faiblesse de la demande en Europe et d’un marché « décevant » en Amérique du Nord, qui a eu des répercussions sur l'ensemble de ses activités. Le manufacturier a été obligé de baisser ses prix, surtout en Europe et un peu en Amérique du Nord, ce qui se traduit par un effet « mix-produit » en recul de 2,7 %. Il a aussi subi l'impact négatif des taux de change.

Le chiffre d'affaires de la principale division, « tourisme camionnette », a baissé de 6,5 %, à 2,6 milliards d’euros. Les ventes de pneumatiques équipant des véhicules neufs ont reculé de 11 % en Europe et celles de pneus de remplacement de 9 %. En conséquence, les usines de Michelin en Europe sont loin de tourner à plein. Si la situation se poursuit, le groupe pourrait prendre des mesures, a averti le directeur financier du groupe, Marc Henry. « C'est certainement quelque chose que nous devrons examiner » en ce qui concerne le segment des poids lourds, où l'activité est particulièrement faible, entre avril et juillet, a-t-il précisé.

En Amérique du Nord, la progression a été limitée à 1 % pour les ventes de pneus de première monte et celles de pneus de remplacement ont reculé de 2 %. Ces résultats n’ont pas pu être compensés par la progression enregistrée en Asie (hors Inde), tirée par la Chine et l'Asie du Sud-est, et par celle en Amérique du Sud.

Les ventes de pneus pour poids lourds ont baissé de 7,9 % sur trois mois, à 1,5 milliard d’euros. Là encore, la situation est contrastée entre l'Europe et l'Amérique du Nord - où les ventes de première monte chutent -, l'Asie et l'Amérique du Sud. Les autres activités (pneus destinés aux équipements de génie civil, agricole, deux roues et avions) n'ont pas été épargnées, enregistrant une baisse de 13 % sur trois mois.

« Le premier trimestre est en ligne avec nos prévisions pour 2013 », a toutefois souligné M. Henry, ajoutant que « la demande semble reprendre en avril ». Michelin maintient ses prévisions d'une stabilité de ses volumes et de son résultat opérationnel avant éléments non récurrents pour 2013. Le flux de trésorerie devrait être positif. Il table sur un marché européen toujours en baisse, tandis qu'il devrait être stable en Amérique du Nord et que les marchés émergents devraient continuer à tirer la demande, de même que le secteur minier. (AFP 22/4/13, ECHOS 23/4/13)

Alexandra Frutos