Le budget de l’automobiliste français a baissé en 2013

L’Automobile-Club vient de publier la dernière édition du « Budget de l’automobiliste français », qui indique que le budget d’un conducteur possédant une voiture à essence (en l’occurrence une Renault Clio TCe Energy Zen eco² de 4 CV s’est élevé à 5 705 euros l’an dernier (- 5,7 %) pour 8 900 km parcourus (+ 1,7 %) et celui d’un automobiliste ayant une voiture diesel (Peugeot 308 1.6 HDi Fap Access) à 7 687 euros (- 3,8%), pour 15 271 km parcourus (+ 1,07 %).

A kilométrage égal, le budget du véhicule diesel est 4,1 % plus élevé que celui de son homologue à essence ; il lui faudra donc parcourir 17 885 km pour arriver au même budget global que la Clio à essence. Au-delà de ce kilométrage annuel, c’est la Clio en version diesel qui devient plus économique.

Face aux deux véhicules de référence, l’ACA a également examiné le budget d’un acquéreur de voiture « low-cost », à savoir une Dacia Logan. Avec un budget de 4 988 euros, la Logan coûte sur l’année 1 000 euros de moins qu’une Clio diesel, mais son poste carburant est 12 % plus élevé que celui de sa cousine ; au final, le budget de la Logan n’est que de 16 % inférieur à celui de la Clio diesel.

L’ACA a aussi calculé pour la première fois le budget d’un automobiliste roulant à bord d’une Toyota Prius hybride essence-électricité. Le modèle représente un investissement annuel de 8 782 euros, supérieur de 14 % à celui d’une 308 diesel à boîte mécanique, les deux véhicules parcourant le même kilométrage annuel de 15 271 km.

Face à une taxation de 20 % sur la grande majorité des produits et des services, les cinq véhicules de référence sont taxés de 29,9 % à 34,2 % pur l’ensemble acquisition et usage, souligne l’ACA. Le gazole supporte 96 % (soit près de 5 fois la TVA) de taxes et l’essence super 128 % (plus de 6 fois), ajoute-t-il. Le poste « péage » a par ailleurs grimpé trois fois plus vite que l’inflation (2 %, contre 0,7 % en 2012).

« L’avenir du déplacement individuel est partiellement technologique et lourdement fiscal », a déclaré le président de l’ACA Didier Bollecker, qui estime que « ce sont les décisions prises en matière de politique fiscale automobile qui seront déterminantes pour garantir une évolution vers des véhicules encore plus vertueux. Essence, diesel, hybride ou électrique, le choix de la motorisation doit se faire en fonction des habitudes de conduite et du kilométrage parcouru en privilégiant l’achat de véhicules récents équipés de systèmes modernes de dépollution ». (COMMUNIQUE DE PRESSE AUTOMOBILE CLUB 12/6/12)

Alexandra Frutos