Le bénéfice net de General Motors a baissé en 2013, grevé par les coûts de restructuration

General Motors a réalisé en 2013 un bénéfice avant intérêts et impôts de 8,58 milliards de dollars, en hausse de 8,8 %, mais son bénéfice net, grevé par des coûts élevés de restructuration et des hausses d'impôts, a reculé de 22,4 %, à 3,77 milliards de dollars. Le chiffre d'affaires s'est élevé à 155,4 milliards de dollars, en hausse de 2 %. Le premier constructeur américain a vendu 9,7 millions de véhicules dans le monde l'an dernier (+ 4 %). Sa part de marché de marché mondiale a été stable, à 11,5 %.

General Motors a passé dans ses comptes une charge de 700 millions de dollars pour le retrait de sa marque Chevrolet d'Europe d'ici à la fin de 2015 et une charge de 500 millions liée à sa décision de fermer ses usines en Australie d'ici à 2017.

Le constructeur a dégagé l'an dernier un bénéfice avant impôts record en Amérique du Nord, en hausse de 15 % à 7,46 milliards de dollars. Il a ramené sa perte en Europe de 1,94 milliard de dollars de 2012 à 844 millions de dollars. Le bénéfice de la division GMIO, qui inclut la Chine, a diminué de moitié à 1,23 milliard de dollars.

« Le lancement de plusieurs véhicules qui figurent parmi les meilleurs de notre histoire, combiné à d'importants progrès dans nos activités se sont soldés par une année robuste. Les décisions difficiles que nous avons prises pendant l'année renforcent nos opérations », a déclaré Mary Barra, nouvelle directrice générale du constructeur.

A la fin 2013, les obligations de General Motors en matière de retraites étaient financées à 90 % aux Etats-Unis et à 80 % au niveau mondial.

Le constructeur versera en mars une prime d'intéressement d'environ 7 500 dollars à 48 500 ouvriers américains. (DETROIT NEWS, AFP 6/2/14, ECHOS 7/2/14)

Frédérique Payneau