Le Shell Eco-marathon, un laboratoire d’expérimentation à ciel ouvert (2/2)

La compétition vise à encourager les futurs ingénieurs à transformer leur vision de la mobilité durable en réalité, ne serait-ce que pendant quelques jours. Elle suscite également un débat passionnant sur ce que pourrait être les voitures du futur. La compétition remonte à 1939, lorsque des employés de la Shell Oil Company aux Etats-Unis ont amicalement parié entre eux sur celui qui parcourrait le plus de kilomètres avec une quantité de carburant donnée.

L’édition 2014 de cet Eco-marathon Europe s’est achevée sur des performances de premier ordre, réalisées notamment par les écoles françaises (198 équipes de 27 pays). Dans la catégorie reine « Prototype », c’est le lycée nantais Saint-Joseph La Joliverie, déjà plusieurs fois vainqueur avec son véhicule Microjoule, qui s’est imposé en battant son précédent record avec un résultat de 3 314,9 km parcourus avec un seul litre d’essence. L’INSA de Toulouse s’est quant à lui distingué dans la catégorie « Prototype à carburant alternatif » avec 2 757,2 km/l, tandis que le lycée Louis Delage de Cognac brillait dans la catégorie UrbanConcept à essence (468,8 km).

A noter également les victoires de l’équipe de La Joliverie ? Polytech Nantes (catégorie « UrbanConcept avec pile à combustible à hydrogène », avec 150,5 km), de l’IUT de Valenciennes (« Prototype à diesel », avec 1 300,1 km/l) et du team Electricar Solution, du lycée des métiers de l’énergie d’Arles (catégorie « UrbanConcept à batterie électrique », avec un résultat de 312,1 km/kWh).

On peut aussi souligner la performance d’une équipe portugaise qui a imaginé une voiture sans volant, qui était dirigée uniquement par les mouvements du corps du pilote.

Alexandra Frutos