Le Maroc table sur un effet d’entraînement avec l’arrivée de PSA Peugeot Citroën

PSA Peugeot Citroën a accepté d’ouvrir à Casablanca un centre de Recherche & Développement qui devrait employer à terme 1 500 personnes, a récemment annoncé le ministre marocain de l’Industrie, dont les déclarations ont été reprises dans Autostratinternational. « Ce centre a déjà environ 750 ingénieurs et techniciens qualifiés marocains, et le chiffre doit monter jusqu’à 1 500 emplois », a confirmé Moulay Hafid Elalamy. Le constructeur français, qui ouvrira en 2019 une usine au Maroc, a accepté de s’approvisionner à hauteur d’un milliard d’euros par an en composants fabriqués par des entreprises marocaines, a également déclaré le ministre. « Nous avons aussi convenu avec Peugeot de fabriquer des moteurs et pas seulement de les assembler dans l’usine marocaine », a-t-il ajouté.

Le Maroc table sur un effet d’entraînement et espère que l’usine de PSA incitera d’autres constructeurs à venir produire dans le pays. Des discussions sont en cours avec des groupes automobiles étrangers et une annonce pourrait suivre, a indiqué M. Elalamy. La dernière semaine d’octobre, une délégation marocaine a rencontré des constructeurs italiens à Turin. Le ministre a estimé que les exportations automobiles atteindraient 100 milliards de dirhams (9,25 milliards d’euros) par an d’ici à 2020 avec la mise en production de l’usine PSA, contre 35 milliards de dirhams à fin septembre 2015, ce qui permettra de porter à 20 % la part de l’industrie dans le PIB marocain, contre 16 % actuellement. « Avec Peugeot, nous serons à 600 000 véhicules produits annuellement. C’est une taille critique et notre objectif est d’atteindre un million de véhicules par an dans les années qui viennent », a-t-il déclaré dans le cadre du Sommet Reuters sur l’investissement au Moyen-Orient.

L’usine PSA, située près de Kénitra, produira des citadines et des modèles compacts destinés à l’Afrique et au Moyen- Orient. Sa capacité, de 90 000 véhicules par an au démarrage, pourra atteindre à terme 200 000 unités. Le site se fournira localement en composants à hauteur de 60 %, un niveau qui doit monter à 80 % au fur et à mesure du développement de la chaîne des fournisseurs.

Alexandra Frutos