Le Groupe PSA a réalisé un bénéfice net record au premier semestre

Le Groupe PSA a dégagé au premier semestre de 2017 un bénéfice net en croissance de 3,6 %, à 1,256 milliard d'euros, et confirmé les objectifs annoncés en 2016 dans le cadre du plan « Push to pass ». Le constructeur n'avait jamais enregistré un bénéfice net aussi élevé. Le chiffre d'affaires a progressé de 5 % par rapport aux six premiers mois de l'année passée, à 29,1 milliards d'euros, dont 19,8 milliards issus des ventes d'automobiles (+ 3,6 %), a indiqué PSA dans un communiqué.

Le groupe a réalisé un résultat opérationnel courant de 2 milliards d'euros, en hausse de 11,5 %, dont 1,4 milliard pour la division automobile, qui « atteint un niveau de rentabilité record de 7,3 %, en dépit des hausses des matières premières et de l'impact négatif des taux de change ».

« Nous avons une amélioration de la performance opérationnelle de toutes nos divisions, automobile, Faurecia, la banque. En particulier, la division automobile a délivré un niveau de performance qui a plus que compensé les nombreux vents contraires que nous avons pu avoir », a détaillé le directeur financier du Groupe PSA, Jean-Baptiste de Chatillon, lors d'une conférence téléphonique.

PSA confirme donc les objectifs de « croissance rentable » du plan stratégique « Push to pass » présenté en avril 2016 : 4,5 % de marge opérationnelle en 2016-2018 pour la division automobile et 6 % en 2021. En termes de chiffre d'affaires, le constructeur visait une progression à taux de changes constants de 10 % entre 2015 et 2018, et 15 % supplémentaires d'ici à 2021. Pour 2017, il prévoit un marché automobile en hausse de l'ordre de 3 % en Europe, et de 5 % en Chine, en Amérique latine et en Russie.

Le constructeur a renouvelé ou lancé plusieurs modèles en 2016, les Citroën C3 et Jumpy, les Peugeot 3008 et Expert. Suivront d'ici à la fin de l'année le Citroën C3 Aircross, le nouveau Peugeot 5008, ainsi que le DS 7 Crossback. M. De Chatillon a fait état du « retour à la croissance du groupe PSA à travers tous ces lancements ».

Au cours des six derniers mois, PSA a fait face à « l'incertitude politique et (au) taux de change suite au vote du Brexit, (à) la hausse du coût des matières premières, qui est sévère sur ce semestre, (aux) difficultés rencontrées par certains fournisseurs », a détaillé le directeur financier. La situation est également compliquée en Chine, où les ventes du groupe ont chuté de près de 50 %, et qui représente « le grand défi » de PSA, selon Carlos Tavares. « Nous ne sommes pas satisfaits des résultats » en Chine, a reconnu le président du directoire. Le constructeur français a récemment renforcé son accord avec l'un de ses partenaires locaux, Changan. (AFP 26/7/17)

Alexandra Frutos