Le Ghana, le Nigeria, l’Angola et le Kenya sont des cibles prioritaires pour Renault

Dans un entretien accordé à JEUNE AFRIQUE (1/6/14), Jean-Christophe Kugler, directeur des opérations de Renault pour la région Euromed-Afrique, explique que le groupe a ciblé quatre pays à fort potentiel dans lesquels il veut impérativement progresser : le Ghana, le Nigeria, l’Angola et le Kenya. « A l’exception de l’Angola, où notre présence est historique et où nous avons écoulé 2 205 voitures en 2013, nos ventes dans ces pays s’établissent seulement à quelque centaines’ En 2013, nous avons repensé l’ensemble de nos accords de distribution dans ces pays et choisi de nous allier avec des groupes locaux pas forcément spécialisés dans l’automobile mais qui connaissent extrêmement bien leur marché à l’instar du très diversifié groupe Dana, au Nigeria. Depuis le début de l’année 2014, nous ouvrons de nouvelles concessions sur ces territoires, où nous estimons, à terme, pouvoir passer à 10 % de part de marché », déclare-t-il.

M. Kugler souligne que, si les autorités nigérianes imposent une limite d’âge aux véhicules d’occasion importés, comme l’ont fait l’Angola et le Ghana, le marché nigérian peut passer de 50 000 véhicules neufs à 200 000 d’ici à un ou deux ans. « La question d’une usine se pose donc à court terme. Nous étudions dès aujourd’hui cette possibilité avec notre partenaire, l’industriel Dana », annonce-t-il.

Le dirigeant dresse par ailleurs le bilan de l’usine construite au Maroc, deux ans après son ouverture. « Le groupe est fier de la réussite de son site de Tanger, qui atteint un niveau de qualité comparable aux meilleures usines de l’Alliance Renault-Nissan. [...] En 2012, nous avons fabriqué environ 50 000 voitures, 100 000 en 2013, et nous devrions atteindre 200 000 en 2014. L’objectif des 340 000 voitures peut être atteint en 2015 si la reprise des marchés se confirme », estime-t-il.

Enfin, M. Kugler annonce que Renault lancera la production de son usine algérienne d’Oran en novembre comme prévu. « Sur place, le génie civil et les bâtiments sont déjà achevés, et les premières lignes de fabrication en cours de dédouanement. Nous avons commencé à assembler les premiers véhicules dans le local de formation. Cent nouveaux salariés viennent d’être envoyés en Roumanie pour s’acclimater à nos méthodes. Et nous cherchons également des fournisseurs qui nous permettront d’augmenter notre niveau d’intégration locales », déclare-t-il.

Alexandra Frutos