Le Conseil de Paris approuve l'instauration de nouvelles « zones 30 » dans la capitale

Le 27 mai, le Conseil de Paris a approuvé le projet de la maire de Paris, Anne Hidalgo, d'instaurer dès 2015 de nouvelles zones de circulation limitées à 30 km/h et 20 km/h au centre de la capitale (1er, 2ème, 3ème et 4ème arrondissements). Ce projet vise notamment à faciliter la circulation des cyclistes. Dans le cadre de ce projet, cette limitation serait également imposée dans certains quartiers de la capitale de façon à ce que 30 % de la circulation parisienne soit limitée à 30 km/h. « Cette action s’inscrit dans une démarche d’apaisement de la circulation à généraliser sur l’ensemble du territoire parisien en dehors de grands axes », a expliqué la Mairie de Paris.

Cette décision est notamment une prémisse à la mise en oeuvre du plan vélo 2015-2020 de la Ville. Les « zones 30 » doivent en effet assurer un « partage de la rue » en offrant plus de sécurité aux cyclistes. Aussi, parmi les dispositifs de soutien que prévoit ce plan, « le premier concerne le soutien aux projets relatifs à la réalisation d’itinéraires et d’équipements cyclables ». Au total, l'aménagement de ces zones représente une dépense de 4,7 millions d'euros, pouvant être subventionnée à hauteur de 30 % par le Conseil régional d'Ile-de-France, selon la Mairie de Paris.

Selon les chiffres publiés par la municipalité, les zones 30 présentent plusieurs avantages. Elles permettraient tout d'abord de réduire la « pollution sonore », la vitesse étant un facteur de bruit. D'après l'Ademe, une réduction de la vitesse de 50 à 30 km/h entrainerait une diminution du bruit estimée entre 2 à 3 dB. Si les études sont plus discutables en matière de baisse des émissions (les arrêts et redémarrage fréquents étant sources d'émissions), la Mairie table sur une baisse de 40 % des émissions de CO2. Mais la congestion dans les Zones 30 pourraient avoir au contraire un impact négatif sur les émissions de CO2, estiment les opposants au projet. La Mairie s'en défend encore en assurant « qu'entre une ville limitée à 50 km/h et une ville majoritairement limitée à 30 km/h, on perd seulement 1,5 km/h de vitesse moyenne », et que le report du trafic sur le vélo permettra une meilleure fluidité.

Enfin, en matière de sécurité routière, la municipalité assure que les villes qui ont instauré le 30 km/h ont vu le nombre d’accidents et leur gravité diminuer fortement. Les récentes études de l’Office National de la Sécurité Routière indiquent qu’une diminution de 5 % de la vitesse réduit le risque d’accident corporel de 10 % et le risque d’accident mortel de 20 %. (AUTOACTU.COM 28/5/15)

Alexandra Frutos