Le CNPA demande un contrôle technique annuel

D’après une étude dévoilée le 1er juin par le CNPA (Conseil national des professions de l'automobile), une intensification des contrôles techniques pour les voitures les plus anciennes ne pénaliserait pas les ménages les plus modestes, qui bénéficieraient d'un meilleur suivi de leur voiture et éviteraient des réparations coûteuses. D'après cette étude, le surcoût pour les ménages d'une annualisation des contrôles imposés aux voitures de plus de sept ans serait en moyenne de 34 euros par véhicule chaque année. Pour les ménages les plus pauvres, il serait de 40 euros par véhicule et pour les plus riches, de 22 euros.

« La répartition serait relativement inégalitaire mais, en termes de coût annuel par véhicule, considérer que cela serait un coup terrible porté aux ménages pauvres comparé aux plus riches est très loin de la réalité », affirme le document, réalisé par l'économiste Bernard Jullien à la demande du CNPA.

En France, les véhicules les plus anciens sont contrôlés tous les deux ans. Mais l'Union européenne souhaiterait des contrôles plus fréquents, sur le modèle du 4/2/1 (premier contrôle après quatre ans, le deuxième après six ans, puis des contrôles tous les ans), au lieu du système 4/2/2 en vigueur dans l'Hexagone.

Dans un avis répondant aux propositions de la Commission européenne, le Sénat a toutefois rejeté cette possibilité (cf. revue de presse du 1er juin). (AFP 1/6/15, ECHOS 2/6/15)

Alexandra Frutos