La stratégie mondiale de Renault dans les VUL passe par l’Alaskan

Renault a dévoilé le 23 septembre à Paris sa nouvelle stratégie destinée à faire de lui un acteur « incontournable » du marché des véhicules utilitaires légers. Décidé à ne plus se contenter de l’Europe, où il est pourtant leader du marché des VUL depuis dix-sept ans, Renault a fait part de ses ambitions internationales pour sa flotte d’utilitaires, sur un marché mondial qui pèse 14 millions d’unités. « Notre nouvelle ambition consiste à transformer Renault, leader régional sur le marché du VU, en champion international. Nous avons posé les bonnes fondations pour atteindre cet objectif », a déclaré Aswani Gupta, directeur monde du Business Véhicules Utilitaires.

Ces fondations reposent sur plusieurs points. Il s’agit d’abord d’assurer la présence de la marque sur les marchés où celle-ci est déjà présente, et de poursuivre la croissance mondiale de ses ventes, qui ont augmenté de 8 % en 2014 pour représenter aujourd’hui 3,5 % du marché mondial des VUL. Renault est aujourd’hui présent dans 112 pays et, outre l’Europe, des pays comme le Brésil, l’Argentine, la Turquie ou le Maroc sont vitaux pour lui.

Renault a renouvelé sa gamme d’utilitaires avec le lancement des nouveaux Trafic et Master en 2014. En juin, il a également dévoilé le Duster Oroch, un pick-up essentiellement destiné aux marchés argentin et sud-américain. Un premier coup d’essai qui devance de quelques mois l’arrivée dans la gamme de l’Alaskan, un pick-up à vocation mondiale. Le concept présenté hier à Paris préfigure la version définitive du véhicule qui sera lancé graduellement dans le monde dès la mi-2016. L’Alaskan est même amené à devenir une des pierres angulaires de la stratégie mondiale de Renault sur le marché des VUL, tant le segment des pick-up d’une tonne, celui de l’Alaskan, est en pleine croissance : pesant 17 % du marché des VUL dans le monde aujourd’hui, il devrait croître de 19 % entre 2014 et 2019. Au total, le marché des pick-up représente 40 % du marché des VUL.

L’Alaskan devrait recevoir la même motorisation que le Trafic, le 2.3 dCi, et sera produit sur trois sites à travers le monde : à Barcelone, dans l’usine Nissan où sera également produit le NP300 du constructeur japonais, sachant aussi que les deux véhicules partageront des éléments mécaniques. Mais aussi à Cordoba, en Argentine, ainsi qu’à Cuernavaca, au Mexique, dans une autre usine de Nissan. Rappelons que trois sites produiront aussi, outre les deux pick-ups de l’Alliance, le futur pick-up Mercedes, dans le cadre de la collaboration industrielle mise en place par Renault-Nissan et Daimler. Le site de Barcelone produira environ 120 000 véhicules par an pour les trois partenaires, tandis que le site de Cordoba en fabriquera environ 70 000. (JOURNALAUTO.COM 23/9/15)

Alexandra Frutos