La propriété de l’automobile reste importante pour les acheteurs français (2/2)

Ils ne sont pas réfractaires à l’innovation, mais savent ce qu’ils désirent. Ainsi, ils recherchent avant tout un système de navigation performant (51 %), des fonctions liées à la sécurité (53 %) et sont intéressés par les clés électroniques (28 %).

En revanche, ils s’intéressent peu à la conduite autonome, puisque seuls 33 % en ont entendu parler (contre 82 % en Chine et 64 % en Allemagne) et moins d’un conducteur sur deux en éprouve le besoin (48 %). De plus l’étude indique que, loin de la vision urbaine et européenne qui prévaut en France, il est inconcevable, pour la majorité des conducteurs interrogés en Europe, en Asie et aux Etats-Unis, de ne pas posséder son propre véhicule. Il ressort de cette étude que la grande majorité des Français et des Allemands (86 % d’entre eux) possède un véhicule personnel. Ce résultat monte jusqu’à 93 % pour les conducteurs américains.

Seulement 7 % ont accès à une alternative à l’utilisation de leur véhicule personnel comme l’autopartage ou le covoiturage, mais 42 % des Français sont ouverts à un autre mode de transport. Et même si la moitié de la population mondiale vit dans des zones urbaines, dans lesquelles le trafic est amené à s’accroître, comme dans les grandes agglomérations, la voiture reste au c’ur de l’organisation quotidienne. « La conduite est et continuera d’être motivée davantage par des émotions que par la raison.

La grande majorité des gens aiment conduire et ne souhaitent pas se passer de leur voiture au quotidien. Par conséquent, nous n’attendons pas de baisse très sensible de l’usage de la voiture privée à moyen terme », a déclaré Elmar Degenhart, président du directoire de Continental, lors de la publication des résultats de l’étude. Pour la « génération smartphone », M. Degenhart préconise la mise en réseau systématique des véhicules afin que ces derniers fassent partie intégrante d’Internet : « Contrairement à la thèse qui affirme le contraire, les jeunes, eux aussi, désirent posséder leur propre voiture. Il n’empêche que les voitures doivent devenir plus intelligentes, et être à même d’envoyer, de recevoir et de traiter des informations plus rapidement sous forme numérique. Il appartient donc à l’industrie automobile de suivre de près l’évolution des conditions de vie et des besoins des jeunes afin d’y répondre, en proposant par exemple une gamme plus vaste de services en réseau dans l’habitacle », a-t-il déclaré.

Alexandra Frutos