La propriété de l'automobile reste importante pour les acheteurs français (1/2)

Une récente étude sur la mobilité, réalisée pour Continental et relayée par Autostratinternational, indique que la volonté de possession d’une voiture reste très forte. « Le client français désire de la technologie, mais celle-ci doit être éprouvée », tempère toutefois Antoine Jouin, président de Continental France. Face aux nouvelles mobilités et à la voiture autonome, l’étude indique que les jeunes veulent un véhicule sans contrainte. Ils n’adhèrent pas au véhicule électrique car ses possibilités sont trop limitées. En France, 86 % des automobilistes veulent posséder leur véhicule et 62 % estiment même que c’est très important pour eux. Plus intéressant, 87 % pensent qu’il est encore plus important pour eux de posséder une voiture que ça ne l’était pour leurs parents. Un objectif : être en mesure de se déplacer n’importe où (82 % des conducteurs français) et n’importe quand (77 %). 42 % des personnes interrogées sur l’échantillon français déclarent même l’utiliser le plus possible ! 62 % estiment être de bons conducteurs et 68 % aiment conduire, même si 47 % pensent que la conduite est de plus en plus stressante, notamment dans les embouteillages (54 %). La conduite nocturne est également une source de stress pour un tiers des automobilistes. Il ressort également de l’étude que les automobilistes français aiment leur voiture. 66 % des personnes interrogées disent aimer leur voiture et 32 % revendiquent l’aimer « vraiment ». Seuls 24 % voudraient conduire un autre modèle que le leur. Sans surprise, le modèle de véhicule privilégié reste la petite voiture ou la voiture de taille moyenne. Contrairement à leurs voisins allemands, les Français sont moins sensibles au regard des autres sur leur véhicule et à son image. Seuls 25 % y accordent de l’importance, alors qu’ils sont 64 % en Allemagne et 58 % en Chine. Un conducteur sur deux (52 %) accorde en revanche de l’importance au prix d’achat et 82 % à sa consommation. Les Français sont sceptiques face à l’innovation automobile et semblent sceptiques face aux promesses de la conduite autonome. Seuls 33 % des Français déclarent être intéressés par la technologie ; à l’opposé des Chinois qui, eux, s’y intéressent à 73 %. Le pragmatisme prime dans l’Hexagone, puisque plus de la moitié des conducteurs attendent que les nouvelles technologies aient fait leur preuve pour les adopter (56 %).

Alexandra Frutos