La production des constructeurs japonais aux Etats-Unis perturbée par un mouvement des dockers

Plusieurs constructeurs automobiles japonais ont indiqué avoir été contraints d'ajuster leur production en raison d'un mouvement social dans des ports de la côte ouest des Etats-Unis, qui perturbe les livraisons de pièces.

Honda, le plus affecté par la situation, a ainsi décidé de réduire cette semaine de 20 000 unités sa production de véhicules dans quatre usines aux Etats-Unis et au Canada, essentiellement des berlines Accord et compactes Civic. "Nous avons tenté de nous approvisionner par d'autres biais, notamment par voie aérienne, mais cela n'a pas suffi à compenser le net ralentissement des livraisons par mer du fait de la poursuite du conflit", a expliqué Honda. Le constructeur a produit l'an passé environ 1,66 million de véhicules en Amérique du Nord.

Toyota, qui a pour sa part fabriqué 1,98 million de véhicules aux Etats-Unis, Mexique et Canada en 2014, a dû "ajuster les heures supplémentaires dans la région, du fait des retards dans l'acheminement des pièces venues de l'étranger". Toyota procède lui aussi à des expéditions par air "afin de minimiser les perturbations", tout comme Nissan, qui dit y avoir recours de manière "limitée" pour transporter des pièces automobiles d'Asie vers les Etats-Unis, où il a fabriqué près de 950 000 véhicules en 2014.

Les deux constructeurs relativisent cependant les conséquences de ce mouvement sur leur activité. "Nous n'avons pas vu d'impact significatif sur nos opérations d'import/export de véhicules", assure-t-on chez Toyota. Même discours du côté de Nissan qui assure se fournir sur place "dans une proportion élevée".

Selon le quotidien économique Nikkei, 40 % des importations américaines accostent dans des ports de la côte ouest, où des discussions sur le nouveau contrat de travail des dockers achoppent depuis de longues semaines, ce qui s'est traduit par un fort recul de la productivité. (AFP 18/2/15)

Juliette Rodrigues