La pollution atmosphérique a baissé à Paris entre 2002 et 2012

La surveillance de la qualité de l'air ambiant est assurée en France par des associations indépendantes, parmi lesquelles Airparif, chargées pour le compte de l'Etat et des pouvoirs publics de la mise en ?uvre des moyens de surveillance. Créée en 1979, Airparif est agréée par le ministère de l'Environnement pour la surveillance de la qualité de l'air sur l'ensemble de l'Ile-de-France.

Dans le cadre de sa politique de déplacements, la Mairie de Paris a demandé à l’association d’évaluer l’évolution de la qualité de l'air dans la capitale entre 2002 et 2012. Cette étude confirme une tendance générale à la baisse ces dernières années, comme dans toute l’Ile-de-France. Les émissions de particules fines ont ainsi baissé de 35 % en dix ans. 78 % des Parisiens ne sont plus exposés à un dépassement de l’objectif de qualité, alors qu’ils l’étaient en 2002.

Les émissions de CO2 ont quant à elles reculé de 13 % en dix ans. Deux fois moins de Parisiens sont soumis à des teneurs supérieures à 50 µg/m3 : 45 % des habitants étaient concernés en 2012, contre 80 % en 2002.

La baisse dans l'air parisien des niveaux de dioxyde d'azote et de particules fines s'explique « grâce aux actions menées tant au niveau national qu'européen et sur l'ensemble des sources de pollution : trafic bien sûr mais aussi chauffage et industrie », indique Airparif. Elle s'explique ensuite par les aménagements réalisés dans Paris intra muros, qui ont abouti à la « diminution générale du trafic (- 15 % à -20 %) [?] et à une diminution de la vitesse d'environ 2 km/h dans Paris (de 19 km/h à 17 km/h) ».

Alexandra Frutos