La patronne de General Motors est entendue par le Congrès dans l'affaire des rappels pour un problème d'allumage

La directrice générale de General Motors Mary Barra a été entendue hier pendant plus de deux heures par une sous-commission de la Chambre des Représentants, dans le cadre de l’enquête sur le rappel par le constructeur de millions de voitures pour un défaut sur les contacteurs d'allumage ayant provoqué la mort d'au moins treize personnes. Mme Barra a indiqué qu'elle n'était pas actuellement en mesure d'expliquer « pourquoi il avait fallu des années » pour annoncer un défaut de fabrication qui aurait été détecté dès 2001, mais elle a promis que l'enquête interne en cours apporterait les réponses à cette question.

La dirigeante a souligné que des décisions regrettables qui auraient pu être prises par le passé ne reflétaient pas la culture d’entreprise actuelle. General Motors est passé d'une culture axée sur les coûts à une culture davantage axée sur le client, a-elle indiqué. « Quelles que soient les erreurs du passé, nous ne fuirons pas nos responsabilités. Le nouveau GM fera ce qu'il y a à faire », a toutefois assuré Mme Barra.

La patronne de General Motors a annoncé le recrutement d’un avocat de renom, Kenneth Feinberg, pour aider le groupe à évaluer la réponse à apporter aux familles des victimes d'accidents dus au défaut sur les contacteurs. « Nous mettrons tout en oeuvre pour faire ce qu'il faut pour nos clients », a promis Mme Barra.

David Friedman, l'administrateur par intérim de la NHTSA (agence américaine en charge de la sécurité routière), qui a également été auditionné hier, a pour sa part indiqué que l'agence tiendrait General Motors pour « responsable s'il s'avère qu'il détenait des informations cruciales qu'il n'a pas communiquées plus tôt ».

Mme Barra et M. Friedman devaient être à nouveau auditionnés le 2 avril par un sous-comité du Sénat. (FREEP.COM 1/4/14, ECHOS, AFP 2/4/14)

Frédérique Payneau