La ministre de l'Ecologie souhaite que tous les taxis et bus en ville soient électriques d'ici à 2020

La ministre de l'Ecologie Ségolène Royal a émis le v?u que tous les taxis et autobus en ville soient électriques d'ici à 2020, précisant toutefois que c'était aux « agglomérations de prendre leurs responsabilités ». « Celles qui auront un projet d'envergure pour améliorer la qualité de l'air seront aidées par l'Etat », a-t-elle ajouté. Les Taxis Bleus ont salué le volontarisme de la ministre, mais aussi estimé que son objectif n'était pas compatible avec « les contraintes économiques actuelles pesant sur la profession des taxis ». Ils préféreraient que les compagnies de taxis puissent utiliser une licence pour deux véhicules à condition que l'un des véhicules soit électrique et que chaque chauffeur ne travaille pas en même temps. « Par cette mesure, incitant les artisans taxis à mettre à disposition leur licence pour un second chauffeur exploitant un véhicule électrique, le réseau des Taxis Bleus projette la possibilité d’intégrer 50 véhicules électriques sous douze mois, puis 250 véhicules sous vingt-quatre mois », a indiqué la société.

Didier Hogrel, président de la Fédération nationale du taxi (FNDT), a de son côté estimé que l'objectif évoqué par la ministre était irréalisable en l'état. « Il y a un problème d'autonomie, un problème de disponibilité de produits sur le marché et un problème de coût des véhicules électriques », a-t-il déclaré à l'AFP. M. Hogrel a par ailleurs pointé du doigt l'incohérence du dispositif fiscal actuel en matière de lutte contre la pollution atmosphérique. Les taxis qui font le choix de rouler avec des hybrides essence-électricité sont en effet pénalisés fiscalement, étant donné qu’il n’y a pas de récupération de la TVA sur l'essence, contrairement au diesel. (JOURNALAUTO.COM 10/4/15)

Alexandra Frutos