La ministre de l'Ecologie Ségolène Royal lance une enquête « approfondie » après les révélations sur Volkswagen

La ministre de l'Ecologie Ségolène Royal a annoncé le 22 septembre le lancement d'une enquête « approfondie », après les révélations sur la tricherie de Volkswagen concernant les émissions polluantes de ses voitures diesel. Mme Royal a également demandé aux constructeurs français de « s'assurer que de tels agissements n'ont pas eu cours en France », a indiqué son ministère dans un communiqué. « J'ai saisi l'Agence fédérale américaine de protection de l'environnement [EPA] pour obtenir tous les éléments d'information pertinents, permettant d'apprécier la nature de la fraude et les moyens mis en ?uvre pour la détecter », a affirmé la ministre, citée dans le communiqué.

Mme Royal a par ailleurs demandé à l'UTAC (Union technique de l'automobile, du motocycle et du cycle) de s'approcher de l’agence américaine « pour approfondir les mécanismes de fraude » et « faire des propositions d'actions ». L'UTAC est le service technique désigné par l'Etat français auprès de la Commission européenne pour réaliser les essais d'homologation, a rappelé le ministère.

Dans son courrier adressé à l'EPA, la ministre explique qu'il s'agit de s'assurer que des pratiques telles que celles de Volkswagen « n'ont pas eu cours sur le territoire français », et que « les véhicules homologués en France respectent la réglementation en vigueur ». Quant à l'UTAC, Mme Royal lui demande, sur la base des renseignements qui lui seront remis par l'agence américaine, de lui proposer « dans les meilleurs délais » un « protocole d'investigations pour garantir au consommateur le respect absolu de la règlementation anti-pollution ».

Volkswagen a admis hier que 11 millions de ses véhicules dans le monde étaient équipés du logiciel de trucage aux tests antipollution découvert aux Etats-Unis. Après la révélation du scandale, les Etats-Unis ont ouvert une enquête pénale en plus d'une enquête de l’EPA, qui pourrait infliger une amende de 18 milliards de dollars à Volkswagen. Des enquêtes sont également en cours en Allemagne et en Italie, et la Corée du Sud a annoncé le lancement de tests. (AFP 22/9/15)

Alexandra Frutos