La mécanique française a retrouvé son niveau d'avant-crise


La FIM (Fédération des industries mécaniques) a annoncé une hausse du chiffre d'affaires de la profession de 1,7 % en 2014, à 114,8 milliards d'euros. Un niveau proche du record de 2008 (116 milliards d'euros) qui, sauf surprise, devrait être battu pour la première fois en 2015. Constatant une reprise des commandes depuis un an, la FIM prévoit une progression du chiffre d'affaires de 2 % en 2015. La mécanique est tirée autant par la demande intérieure que par l'export. A l'international, c'est surtout la zone euro qui se reprend, tandis que l'Asie stagne et que le contexte est très difficile en Russie. Par secteurs, les filières aéronautique, automobile et ferroviaire ont été particulièrement porteuses l’an dernier.

Depuis 2008, la mécanique française a perdu près de 100 000 emplois, ce qui signifie que, par rapport à cette époque, le secteur crée le même niveau d'activité avec un septième d'effectifs en moins. « Nous avons réalisé des gains de productivité », explique Jérôme Frantz, président de la FIM. « Les progrès ont surtout été réalisés dans l'organisation du travail car le niveau d'investissement reste très bas », ajoute-t-il.

L'an dernier, les investissements des entreprises du secteur n'ont progressé que de 3 %, alors que la FIM anticipait un redémarrage de l'investissement productif. « Ce niveau reste insuffisant. Quand nos amis allemands ont acheté 200 000 machines, nous en avons acquis 25 000 seulement », déplore M. Frantz. (ECHOS 13/3/15)

Alexandra Frutos