La direction de Michelin compte trouver « une solution pour tous »

La direction du groupe Michelin a affirmé le 25 juin sa volonté de « trouver une solution pour tous » les salariés de son usine de Joué-lès-Tours, alors que se tenait à Clermont-Ferrand le premier comité central d'entreprise extraordinaire consacré à son plan de réorganisation. Le manufacturier a annoncé sa volonté d'arrêter la production de pneus poids-lourds sur ce site de 930 salariés, pour la transférer en partie dans son autre usine de la Roche-sur-Yon, ainsi qu'aux Etats-Unis et dans d'autres pays d'Europe.

Stéphane Roy de Lachaise, directeur du service du personnel de Michelin France, explique que ce regroupement dans l'usine de Vendée est « indispensable » pour maintenir la fabrication de pneus pour poids lourds en France. « Ce marché a baissé de 25 % depuis 2007 et le groupe doit s'adapter » à cette situation « en regroupant la production sur un seul site, moderne et de taille suffisante pour se comparer avec les sites de la concurrence », a-t-il déclaré l'AFP (26/6/13). Il a assuré que les volumes produits en France n’allaient « pas changer » et qu'ils seraient « égaux ou supérieurs ». Il a d'autre part souligné que l'usine de Joué-lès-Tours ne fermait pas puisqu’elle continuerait à produire des membranes et du calandrage, avec 200 salariés.

M. De Lachaise a en outre insisté sur la détermination de Michelin à « trouver une solution pour tout le monde » parmi les 730 salariés concernés par la restructuration. « Le groupe a la volonté d'offrir un accompagnement le plus attractif possible pour maintenir ces salariés dans l'emploi et dans le groupe », a-t-il souligné.

Ces mesures d'accompagnement social, qui ont été présentées aux organisations syndicales à l'occasion du CCE extraordinaire, en plus du volet économique, prévoient notamment que quelque 480 salariés se voient proposer deux offres d'emploi dans les 14 sites Michelin en France, afin de « garder leurs compétences et leur expérience dans le groupe », a détaillé le responsable. « Pour ceux qui ne peuvent pas bouger, des mesures d'accompagnement vers un nouveau parcours professionnel sont également prévues », a-t-il ajouté. Des « mesures de fin de carrière » seront proposées à environ 250 salariés.

Enfin, le groupe Michelin s'engage à créer 730 emplois pour la revitalisation du bassin d'emploi, via des PME ou des aides à la création d'emplois, a encore indiqué M. Roy de Lachaise qui a jugé « important d'avoir le dialogue avec les organisations syndicales » sur ces mesures. Le CCE extraordinaire de ce mercredi sera suivi de deux nouvelles réunions en juillet, puis trois par mois à partir de septembre pour « aboutir fin novembre », a-t-il précisé. (FIGARO, LIBERATION 27/6/13)

Alexandra Frutos