La barre des 100 millions d’immatriculations de voitures particulières neuves dans le monde devrait être atteinte en 2018 ou 2019

La barre des 100 millions d’immatriculations de voitures particulières neuves dans le monde devrait être atteinte en 2018 ou 2019, estime l’Observatoire Cetelem de l’Automobile dans sa dernière étude, réalisée avec le Bipe. Les 105 millions d’immatriculations sont attendues, elles, pour 2020, exercice durant lequel un peu plus de 2,5 millions de véhicules devraient être immatriculés en France.

L’étude prévoit que les ventes mondiales de VPN progresseront de 3,2 % en 2014, à 85,026 millions d’unités, et de 3,6 % en 2015, à 88,87 millions d’unités. De nouvelles hausses sont attendues par la suite, les 100 millions d’immatriculations étant prévues sur les exercices 2018 ou 2019, et les 105 millions d’unités sur 2020. Et bien évidemment, à cette dernière date, certains pays contribueront beaucoup plus que d’autres au marché.

En 2020, les immatriculations sont attendues à 29 millions d’unités en Chine (20,75 millions en 2013), à 17,41 millions aux Etats-Unis (15,4 millions en 2013), à 4,48 millions au Japon (4,97 millions en 2013) et à 5,44 millions au Brésil (3,58 millions en 2013). « Il y a encore moins de 70 véhicules pour 1 000 habitants en Chine, contre 770 aux Etats-Unis et 582 en moyenne sur la France, l’Italie, l’Espagne, le Royaume-Uni, l’Allemagne, le Portugal, la Belgique et la Pologne », souligne Flavien Neuvy, responsable de l’Observatoire Cetelem de l’Automobile.

L’Observatoire Cetelem souligne que l’âge moyen d’un acheteur de voiture neuve dans l’empire du Milieu est de 35 ans (52 en Europe, 54 en France), que la part des marques locales dans les immatriculations de VPN n’est que de 28 % en Chine (94 % au Japon, 32 % en Europe et 53 % en France) et que l’âge moyen du parc automobile chinois n’est que de 4,6 ans (9,7 ans en Europe, dont 8,32 ans pour la France). Les Chinois privilégient par ailleurs la sécurité et la puissance dans leurs critères d’achat de VN (le prix et la consommation occupent les deux premières places du podium dans tous les autres pays, à l’exception de la Turquie) et ils sont 61 % à être prêts à acheter un VN sur Internet (32 % dans les quatorze pays étudiés et 28 % en France).

En Chine, l’achat au comptant est une modalité à laquelle ont recours près de six automobilistes sur dix. « Le rapport entre achat comptant et financé à crédit devrait cependant évoluer », relève l’Observatoire Cetelem de l’Automobile. Pour attirer une plus large clientèle, les constructeurs nationaux et étrangers s’efforcent désormais de proposer des solutions de financement sur tous les types de véhicules, et non plus sur les seuls véhicules de luxe », ajoute-t-il.

La part de la Chine dans les immatriculations totales de VLN était de 25,2 % en 2013 (8,2 % en 2005). Celle de la France, de l’Italie, de l’Espagne, du Royaume-Uni, de l’Allemagne, du Portugal, de la Belgique et de la Pologne était de 13,4 % (22,2 % en 2005).

En Chine, il faut 5,2 années de revenu moyen pour acquérir un VN de type Volkswagen Golf 1.4 90 Trendline, contre 0,4 aux Etats-Unis, 0,7 en Europe et 0,6 en France.

En 2020, il devrait y avoir en Chine 184 véhicules pour 1 000 (69 en 2012), contre 603 en moyenne en France, en Italie, en Espagne, au Royaume-Uni, en Allemagne, au Portugal, en Belgique et en Pologne (582 en 2012). (JOURNALAUTO.COM 24/9/14)

Alexandra Frutos