La Renault Zoé a tiré le marché des véhicules électriques à la hausse en octobre

Le succès remporté par la Renault Zoé a permis au marché des véhicules électriques d'afficher une nouvelle progression de 1,7 % en octobre, à 1 076 unités. Les ventes de la Zoé ont en effet bondi de 37,6 % le mois dernier, à 692 unités, avec une hausse plus conséquente de ses ventes aux particuliers (+ 136 %), à 400 unités. Les ventes aux particuliers ont ainsi représenté 58 % des immatriculations du modèle (ce qui est un taux supérieur à la moyenne du marché, à 56 %) et les entreprises 28 % (là encore supérieur à la moyenne du marché, à 24 %). Ce niveau de vente aux particuliers fait de la Zoé le 54ème modèle sur ce canal en octobre, soit des volumes comparables aux Nissan X-Trail (403 ventes aux particuliers en octobre), Toyota Verso (395 unités) ou Nissan Micra (379 unités).

Cet engouement pour la Zoé s’explique par le repositionnement prix du modèle et par la clarification de l’offre avec l’intégration de l’ensemble des accessoires dans la mensualité (notamment des câbles et de la borne spécifiques) tandis que la correction du décret sur le bonus de 6 300 euros a permis de proposer à nouveau les formules de location. L’ensemble a de plus été appuyé par un nouveau message publicitaire didactique.

Les ventes de tous les autres modèles électriques ont baissé le mois dernier, à l’exception de celles de la BMW Série i3, qui a totalisé 14 immatriculations). La BlueCar de Bolloré, dépendante du déploiement de ses solutions d’autopartage, n’a enregistré que 120 immatriculations, en recul de 42 %, tout comme la Nissan Leaf (- 39 %). La Smart Fortwo a elle aussi subi une baisse de 11,5 %, à 46 unités. Les Kia Soul et Volkswagen Up électriques ont totalisé chacune 32 immatriculations.

Au mois d’octobre, les ventes de véhicules électriques ont représenté 0,67 % du marché (0,5 % au cumul).

Les ventes de véhicules hybrides se sont nettement repliées le mois dernier (- 20 %, à 3 843 unités), les Toyota Yaris et Auris, qui représentent plus de la moitié de ce segment, étant en recul respectivement de 13,5 % (à 1 136 unités) et 18,8 % (à 953 unités).

Pour les autres énergies, la baisse des motorisations diesel (- 8,2 %) au profit de l’essence (+ 7,2 %) s’est accélérée. La part des véhicules essence est à son plus haut niveau, avec près de 35 % du marché (33 % au cumul). Les autres énergies - GPL, superéthanol et GNV ? sont restées quasi inexistantes avec respectivement 181, 18 et 7 immatriculations en octobre. (AUTOACTU.COM 6/11/14)

Alexandra Frutos