La RATP préfèrerait acheter des bus électriques français ou européens, plutôt que chinois

La patronne de la RATP Elisabeth Borne a indiqué le 3 novembre qu'elle préfèrerait acheter des autobus électriques français ou européens, plutôt que chinois. « Je le dis clairement, la RATP ne souhaiterait pas acheter des bus chinois, donc elle veut donner un signal clair aux industriels européens et français pour qu'ils se mettent aussi à industrialiser des réponses », comme celles proposés par les constructeurs chinois, a-t-elle déclaré lors de la conférence de presse de présentation de ses objectifs stratégiques.

La RATP expérimente actuellement en conditions réelles plusieurs solutions, avant de remplacer, d'ici à 2025, la totalité de ses 4 500 autobus par de l'électrique à 80 % et du biogaz à 20 %.

« Je suis convaincue que les industriels sont prêts, ils le sont en Chine, et l'enjeu c'est qu'ils le soient aussi en Europe, et spécifiquement en France », a indiqué Mme Borne, estimant que « les solutions, elles existent ». « L'enjeu qui est devant nous, c'est de convaincre les industriels qu'on aura des commandes importantes, l'industrialisation étant évidemment indispensable pour que toutes ces offres qui existent soient aussi disponibles à des prix compétitifs », a-t-elle expliqué.

La technologie du bus électrique reste balbutiante, avec des prix encore deux fois supérieurs à ceux d'un modèle diesel. Les industriels chinois assurent être prêts, mais nombre d'acteurs du secteur considèrent que ces véhicules ne remplissent pas les conditions d'usage européennes. (AFP 3/11/15)

Alexandra Frutos