La Mairie de Paris estime que les filtres à particules en rétrofit ne sont pas assez efficaces

Estimant que les restrictions de circulation imposées aux véhicules les plus anciens par la Mairie de Paris ne sont socialement pas acceptables, le député PS Olivier Faure demande à Anne Hidalgo d'envisager une alternative : l'installation d'un filtre à particules en rétrofit (pour les véhicules diesel produits avant 2005). Dans une lettre ouverte adressée à la Maire, le député de l'Essonne explique que « tous les véhicules achetés avant 2010 pourront continuer de circuler librement, y compris après 2020, à la condition de s’équiper d’un filtre à particules ». « Un crédit d’impôt local et/ou national pourrait favoriser l’installation de ces filtres », ajoute-t-il.

Aucune proposition de loi n’est pour l’heure envisagée par le député. « A ce stade, M. Faure identifie les autres députés de grande couronne qui ont aussi des réserves sur le plan de la Mairie de Paris », précise sa porte-parole.
Pierre Chasseray, délégué national de l’association 40 millions d’automobilistes, soutient « à 100 % » l’idée du député et estime le coût du système de dépollution entre 400 et 450 euros par véhicule. Mais il y a peu de chances que la proposition du député reçoive un accueil favorable de la part de la Maire. En se fondant sur une note de l’Ademe (Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie) de juin 2014, la Mairie de Paris explique que « les filtres à particules en rétrofit peuvent avoir une utilité pour réduire les émissions de polluants, notamment pour les véhicules les plus lourds, mais que cela n’est vraiment pas suffisant à grande échelle, en particulier pour les véhicules légers ». (AUTOACTU.COM 18/2/15)

Alexandra Frutos