La JAMA estime que les "Abenomics" sont un échec

L’Association des constructeurs automobiles au Japon (JAMA) estime qu’un "sentiment de crise" pèse sur le secteur, la faiblesse inattendue des ventes sur le marché intérieur traduisant selon elle l’échec des politiques de relance du gouvernement de Shinzo Abe.

Selon le président de la JAMA, Fumihiko Ike, la hausse de la TVA en avril n’est que partiellement responsable de la faiblesse des ventes sur le marché intérieur. "Nous assistons à une faiblesse persistante des ventes de voitures neuves sur le marché intérieur qui va au-delà de l’augmentation de la TVA en avril", a-t-il indiqué.

Toyota et Honda ont tous deux réduit leurs objectifs de ventes de véhicules au Japon au moment de la publication de leurs résultats, respectivement en novembre et en octobre. Fumihiko Ike, qui fut également président de Honda, a ajouté que la politique économique du Premier ministre, connue sous le nom d’Abenomics et censée mettre fin à des années de déflation, n’avait pas réussi à relancer les dépenses de consommation sur les produits chers comme les voitures. "Les Abenomics n’ont pas un effet d’entraînement clair dans le pays et même si dans le secteur de l’industrie nous bénéficions de l’affaiblissement du yen, nous sentons un réel sentiment de crise", a-t-il déclaré.

Selon M. Fumihiko Ike, la chute des devises des marchés émergents a également un impact "indéniable" sur le secteur automobile au Japon. Les constructeurs pourraient être durement touchés par l’érosion du pouvoir d’achat des consommateurs dans les principaux marchés émergents, tels que la Russie, où le rouble s’est effondré. (REUTERS 18/12/14)

Juliette Rodrigues