La Française de mécanique ajuste ses effectifs

Le fabricant de moteurs Française de mécanique, filiale de PSA Peugeot Citroën et Renault basée à Douvrin (Pas-de-Calais), a annoncé le 18 juin le non-remplacement de 830 départs à la retraite d'ici à fin 2018, en raison d'une forte baisse attendue du marché européen, a indiqué la direction à l'AFP (18/6/13). « Le marché européen a baissé et va continuer de baisser dans les quatre années à venir. Les départs à la retraite d'aujourd'hui à la fin 2018, soit 830, ne seront pas remplacés sur la base des prévisions actuelles, sauf retournement de tendance à la hausse », a déclaré Jean-Pierre Papin, porte-parole de l'entreprise.

La direction de la Française de Mécanique a ouvert hier des négociations avec les syndicats sur le thème des accords de performance industrielle et économique. Le même jour, elle a tenu plusieurs assemblées générales pour informer les 3 200 membres du personnel « de la situation de l'entreprise et des raisons pour lesquelles il est nécessaire de se mettre autour de la table », a indiqué M. Papin. « Nous avons rendu publiques à leur intention les données jusqu'ici confidentielles sur les perspectives de volumes à produire à l'horizon 2017, reprises de la réunion de la commission économique tenue le 7 juin. Il en ressort que de 990 000 moteurs produits, selon nos projections, en 2013, on passera à 650 000 en 2017 », soit une baisse de plus de 30 % de la production, a-t-il expliqué.

« Il y a actuellement un sureffectif - 150 personnes - que les départs à la retraite ne suffiront pas à éliminer compte tenu de la perspective de baisse dans les quatre années, d'où la recherche avec les partenaires sociaux de quelque chose de plus pour améliorer la performance », a poursuivi le porte-parole.

La direction de la Française de mécanique souhaite qu'un « accord soit signé avant les grandes vacances avec les syndicats de façon à le présenter aux deux maisons mères à temps pour les décisions qu'elles doivent prendre bientôt sur les commandes de moteurs », a souligné M. Papin. (ECHOS°19/6/13)

Alexandra Frutos