La Française de Roues intéresse plusieurs repreneurs

Propriété de l’industriel indien Deltronix depuis février 2010, le fabricant de roues de voiture la Française de Roues (F2R), installé à Diors, près de Châteauroux (Indre), est désormais géré par un administrateur provisoire, à la demande du Comité interministériel de restructuration industrielle (Ciri). Engagé dans une course contre la montre, F2R n'a pas réussi à réduire suffisamment sa dépendance à Renault et Nissan, qui représentent 70 % de son chiffre d’affaires. Le dernier exercice publié par l’entreprise, en 2012, fait état d'un recul des ventes de 9 %, à 73,4 millions d'euros, et d'une perte nette de 1,2 million. Depuis un an, les effectifs ont été ramenés de 460 à 382 salariés. Un plan de départs volontaires a notamment entraîné la suppression d'une trentaine de postes l'été dernier.

Le passif atteindrait 7 millions d'euros. En octobre 2013, Deltronix avait tenté de recapitaliser l'entreprise avec le soutien du FMEA, mais l'ouverture du capital a capoté. L'examen des comptes démontrerait un « trou » de 2,5 millions d'euros, confirmé par le parquet de Châteauroux, qui a identifié « des mouvements bancaires suspects » mettant en cause le directeur financier.

Si l'actuel directeur de F2R, Laurent Hebenstreit, est candidat à la reprise, d'autres dossiers sont sur les rangs, notamment des concurrents directs, tels que l'allemand Borbet et la coopérative espagnole Mapsa. (ECHOS 3/3/14)

Alexandra Frutos