La Commission européenne veut réduire le nombre de blessés graves

La stratégie visant à réduire la mortalité routière portant ses fruits (- 43 % de victimes entre 2001 et 2010), la Commission européenne entend poursuivre sur sa lancée et réduire le nombre de blessés graves sur les routes européennes (- 36 % entre 2001 et 2010). « La mortalité routière n'est que la partie visible de l'iceberg. Pour chaque personne qui décède sur une route d'Europe, 10 autres sont victimes de blessures graves telles que des lésions cérébrales ou à la colonne vertébrale », explique le commissaire européen aux Transports Siim Kallas, qui propose d'?uvrer stratégiquement en faveur de la réduction du nombre des blessés graves sur les routes européennes (250 000 par an).

En se basant sur une nouvelle définition commune des blessures graves, établie à partir d’une échelle des traumatismes (Maximum abbreviated injury score- MAIS) de 1 à 6 (les échelons de 3 à 6 correspondant aux blessures graves), les Etats membres devront rapporter les données statistiques sur les blessés graves (basées sur les informations hospitalières et/ou policières) à compter de 2014.

A partir de ces informations collectées par les Etats membres, la Commission proposera un objectif stratégique de réduction des blessés graves dans toute l'Union pour la période 2015-2020 (comme cela a été fait pour les accidents mortels). Les Etats membres pourraient également établir leurs propres objectifs, ou des sous-objectifs selon les usagers, les régions et les types de trafic.

Les Etats membres seront dans un premier temps invités à discuter de cette stratégie lors du Conseil « Transports » du mois de juin, et détermineront leur méthode de collecte des statistiques. La Commission n'envisage pas à l'avenir de législation à ce sujet, mais garde en tête des mesures concrètes pour agir ultérieurement sur la conception des véhicules réduisant les effets des collisions, sur la célérité des secours, ou encore la recherche en accidentologie. (EUROPE 20/3/13)

Alexandra Frutos