La Commission européenne souhaite une homologation des véhicules quasi-mondiale

La Commission européenne a exprimé sa satisfaction après que les Etats membres de l’Union Européenne et le Japon, la Russie, la Corée du Sud, l’Afrique du Sud et l’Australie se sont mis d’accord, il y a quelques semaines, pour harmoniser leurs procédures d’homologation des voitures. « Le principe serait le suivant : testée une fois, acceptée n’importe où dans le monde », a souligné la Commission, oubliant toutefois de mentionner les Etats-Unis, non signataires de l’accord. « Cette réforme constituera aussi un outil efficace dans l’élimination des barrières douanières [...] avec nos principaux partenaires commerciaux », a par ailleurs expliqué le commissaire à l’Industrie Antonio Tajani. En outre, « 70 % de la croissance sera le fait des économies émergentes » dès 2020, estime l’UE.

« L’Acea encourage vivement la disparition réelle et effective des barrières non-tarifaires dans le secteur automobile » a de son côté réagi l’Association des constructeurs européens d’automobiles. L’Acea reste cependant attentive à l’évolution du dossier, car il faudra s’assurer à l’avenir que le marché japonais sera suffisamment ouvert aux constructeurs européens « pour contrebalancer le meilleur accès au marché européen que les constructeurs japonais obtiendront ».

Les constructeurs européens n’ont toutefois pas attendu les règles d’homologation communes pour prendre pied dans des pays « exotiques ». Au Japon, les voitures européennes représentent moins de 5 % des ventes de véhicules neufs, mais leur croissance est rapide : de 755 en 1996, le nombre de distributeurs de marques européennes est passé à 1302 en 2011, en hausse de 72 %, tandis que, sur la même période, les points de vente de marques américaines ont chuté de 74 %.

En Corée du Sud, un accord de libre-échange avec l’Union européenne est entré en application en juillet 2011. Entre cette date et juin 2012, « les exportations de voitures de l’UE vers la Corée ont augmenté de 69 % en valeur et de 70 % en volume », indique le « rapport annuel de la mise en oeuvre de l’accord de libre-échange UE-Corée » publié en février par la Commission européenne.

Alexandra Frutos