La Chine, un marché essentiel pour General Motors (2/2)

General Motors avait annoncé en 2014 un plan de croissance pour le marché chinois, qui prévoyait 12 milliards de dollars d’investissements sur trois ans pour renforcer sa présence industrielle et son offre. De nouvelles usines ont été inaugurées à Wuhan et Liuzhou en 2015 et une nouvelle usine Cadillac est entrée en activité au début de cette année à Shanghai. Le constructeur peut désormais fabriquer 5 millions de véhicules par an en Chine, une capacité qu’il juge suffisante pour atteindre ses objectifs jusqu’à la fin de la décennie ? à savoir une hausse de ses ventes d’au moins 3 % à 5 % par an en ligne avec celle du marché.

Au printemps, General Motors a annoncé qu’il lancerait 60 modèles nouveaux ou restylés sur le marché chinois au cours des cinq prochaines années, dont treize cette année. L’accent sera mis en particulier sur les tout-terrain/tout-chemin de loisir, les monospaces et les véhicules luxueux. Les deux premières catégories représenteront environ 40 % des nouveautés prévues. Cadillac, dont la Chine pourrait selon M. Tsien devenir le premier débouché d’ici cinq à dix ans, introduira pour sa part dix nouveaux modèles. Le constructeur et ses coentreprises locales lanceront également plus de 10 nouveaux modèles utilisant de nouvelles énergies sous les marques Chevrolet, Buick, Cadillac et Baojun.

La Chine est le premier débouché de General Motors depuis 2010. Le constructeur y a réalisé 37 % de ses ventes mondiales en 2015, et il est déterminé à y conserver le titre de premier constructeur étranger qu’il a ravi à Volkswagen en 2015.

Si General Motors poursuit sa progression sur le marché chinois cette année, Rebecca Lindland, de Kelley Blue Book, indique toutefois qu’il a dû accroître ses promotions pour rivaliser avec des constructeurs chinois comme Great Wall, Changan, BAIC et Dongfeng, qui ont gagné en compétitivité et ont des coûts moindres. La marge de ses coentreprises chinoises a baissé de 0,7 point au deuxième trimestre, à 9,5 %, indique-t-elle. Le constructeur reconnait que « le marché a été très compétitif » et qu’ « il y a eu des pressions sur les prix dans l’ensemble de l’industrie ».

Frédérique Payneau