L’usine Renault d’Oued Tlelat amorce une « filière automobile algérienne »

Dans un entretien accordé à LATRIBUNE.FR (28/11/14), le directeur général de Renault Algérie Guillaume Josselin explique que l’ouverture de l’usine d’Oued Tlelat cadre avec l’ambition générale du groupe « d’amorcer les premiers pas d’une filiale automobile en Algérie ». « En Algérie, Renault n’a pas pour seule ambition d’être un concessionnaire comme les autres, mais bien d’être une entreprise citoyenne qui ne se contente pas d’importer et de distribuer des véhicules. Nous avons l’ambition de créer de la valeur ajoutée. Elle est déjà réalisée avec les emplois qu’on crée. Renault Algérie, et là je mets de côté l’usine, c’est 700 collaborateurs au siège et 3 000 collaborateurs dans l’ensemble des réseaux de distribution sur tout le territoire national. On crée de la richesse aussi à travers la formation et le transfert de technologie. Au-delà de ces aspects, nous sommes aussi une entreprise. On est là pour gagner de l’argent, pour se développer et grandir. Il n’y a aucune raison de le cacher », déclare-t-il.

M. Josselin souligne que les gains de Renault en Algérie viendront notamment grâce au taux d’intégration que le constructeur réalisera au niveau local. « Plus le taux d’intégration augmentera, plus on diminuera notre logistique qui est aujourd’hui élevée. Là encore, on est dans une relation gagnant-gagnant. C’est l’intérêt de Renault d’augmenter le taux d’intégration locale, ce qui nous permettra de faire des économies et de faire baisser les coûts de production. C’est aussi l’intérêt de la filière automobile en Algérie de voir se développer un tissu de sous-traitance ou de fournisseurs autour de notre projet industriel, sur lequel nous avons investi 50 millions d’euros », ajoute-t-il.

Le dirigeant souligne enfin que le marché automobile algérien, deuxième d’Afrique après l’Afrique du Sud, a un véritable potentiel de croissance. « Il dispose de potentialités pour devenir le premier », estime-t-il.

Alexandra Frutos