L'usine PSA de Mulhouse passe sa production en « monoflux »

L'usine PSA de Mulhouse (Haut-Rhin) devait franchir le 12 juin une étape décisive dans sa conversion au « monoflux », regroupement de sa fabrication sur une seule ligne qui s'accompagne de 400 millions d'euros d'investissements. La seconde équipe de jour, qui était affectée jusqu'alors à la ligne de montage « système 2 », devait rejoindre lundi le « système 1 », la future ligne unique, a expliqué à l'AFP (9/6/17) Laurent Gautherat, responsable du syndicat CFE-CGC du site. Ce transfert d'environ 800 salariés suit celui de l'autre équipe du « système 2 » déjà effectué en début d'année, a-t-il ajouté.

Le « système 2 » n'emploiera plus qu'une équipe de nuit, qui s'arrêtera l'an prochain, avec la fin de vie des deux modèles Citroën C4 et DS 4 qu'il produit, a détaillé M. Gautherat. Le passage au « monoflux » deviendra alors définitif. La future ligne unique produit actuellement le Peugeot 2008 (à raison de 1 036 véhicules par jour), ainsi que la DS 7 depuis quelques semaines. Elle ajoutera la 508 en variantes break et berline à l'automne prochain.

Le monoflux est présenté par le Groupe PSA comme l'organisation « du futur », garante de la compétitivité des usines françaises, grâce à l'amélioration de la productivité, la réduction des coûts et l'utilisation maximale des capacités de production. Il est également en vigueur dans l'usine de Poissy (Yvelines). A Mulhouse, son adoption s'accompagne d'un investissement de modernisation de 400 millions d'euros depuis trois ans et jusqu'en 2020.

A l'annonce de son instauration, en juin 2014, le constructeur avait affiché son ambition de « faire de Mulhouse l'une des deux usines les plus modernes du groupe dans le monde avec Wuhan 4 en Chine » pour la production des véhicules des segments C et D (moyen - haut de gamme) du marché automobile. PSA-Mulhouse emploie 5 700 salariés permanents et 800 intérimaires. (AFP 9/6/17)

Alexandra Frutos