L'industrie automobile française pourrait voir sa production augmenter de 1,5 % en 2015

La 42ème édition de l’étude annuelle « France Secteurs » est parue fin janvier. Cette analyse est réalisée pour le compte de LCL Banque des Entreprises et de Gestion de Fortune, par les ingénieurs conseils et économistes de la direction des Etudes Economiques de Crédit Agricole S.A. Depuis 1973, LCL France Secteurs détaille chaque année les prévisions d’activité par grands secteurs de l’industrie française. Ces prévisions sont à nouveau publiées avant l’été pour tenir compte des grands événements économiques du premier semestre. L’étude propose également une description du contexte économique français et de ses prévisions, un panorama sectoriel international, ainsi qu’une synthèse du contexte énergétique.

La dernière étude publiée explique que, malgré des faiblesses structurelles certaines, les conditions d’une reprise se mettent progressivement en place en France. L’économie française serait toujours affectée en 2015 par les maux structurels qui l’affaiblissent depuis plusieurs années, à l’instar d’un important taux de chômage et d’une dette publique élevée, mais l’activité devrait pouvoir s’améliorer graduellement, grâce à un environnement plus favorable, caractérisé par un pétrole moins cher et un euro plus faible. Les réformes structurelles menées devraient peu à peu produire leurs effets. Le redressement des profits des entreprises, qui résulterait du CICE et du pacte de responsabilité, faciliterait la reprise des dépenses d’investissement. Le pacte de solidarité devrait soutenir le pouvoir d’achat des ménages, qui bénéficierait toujours d’une faible inflation.

Par secteurs, l’étude estime que la production nationale des constructeurs d’automobiles français atteindra 1,577 million d'unités en 2015, en hausse de 1,5 %. « Malgré l'absence de grandes nouveautés prévues sur l'exercice, l'industrie automobile française consolidera son rebond de 2014 », prévoit Bernard Monsigny, ingénieur conseil transports terrestres, établissements de santé et services aux entreprises de LCL. Elle bénéficierait notamment de la poursuite de l'embellie du marché européen, attendu en hausse de 4 %.

L'exercice suivant devrait être marqué par un véritable bond en avant de la production nationale des constructeurs français. Les engagements qu’ils ont pris en contrepartie des accords de compétitivité devraient permettre à leur production nationale d’atteindre 1,71 million d'unités en 2016, soit une progression de 10 % par rapport à 2014.

Alexandra Frutos