L'industrie automobile américaine réaffirme son engagement en faveur de l'environnement (2/2)

L’accord de Paris sur le climat, conclu en 2015, réunit près de deux cents pays sur l’engagement de réduire les émissions de carbone et d’accélérer la transition vers des sources d’énergie renouvelables.Les partisans du retrait des Etats-Unis ont indiqué que cet accord imposerait des normes environnementales injustes aux Etats-Unis et menacerait des emplois dans le secteur des carburants fossiles et d’autres industries. Sortir de l’accord de Paris réaffirme la souveraineté des Etats-Unis, a estimé le président américain, soulignant qu’il avait été « élu pour représenter les citoyens de Pittsburgh, pas ceux de Paris » (le maire de Pittsburgh Bill Peduta a dans la foulée rappelé l’attachement de sa ville à l’accord de Paris et dénoncé « les annonces imprudentes » de M. Trump). Le président des Etats-Unis a émis le souhait de négocier un meilleur accord pour son pays, mais plusieurs dirigeants ont fermé la porte à cette option.M. Trump a pointé l’impact négatif de l'accord de Paris sur de nombreuses industries aux Etats-Unis, dont l’industrie automobile, mais des dirigeants dans de nombreux secteurs ont défendu l'accord. Des organisations du secteur automobile ont souligné leur attachement aux objectifs de l’accord de Paris, indiquant qu’ils étaient en ligne avec la demande.« Notre tâche est de fabriquer et de vendre des véhicules plus sobres qui émettent moins de carbone et qui coûtent moins cher à la pompe, et quand les gens vont acheter une voiture aujourd’hui ils voient des modèles qui consomment moins de carburant. Nous continuerons à offrir de tels véhicules à nos clients, ici aux Etats-Unis et ailleurs dans le monde », a indiqué l’Alliance of Automobile Manufacturers dans un communiqué. Cette organisation représente douze constructeurs, dont les Trois de Detroit, Toyota, BMW et Volkswagen, qui représentent 70 % des ventes de véhicules légers aux Etats-Unis.John Bozzella, directeur de l’Association of Global Automakers, qui représente douze constructeurs et cinq fournisseurs, a pour sa part indiqué que ses membres restaient « déterminés à réduire les émissions de gaz à effet de serre et à produire des véhicules sobres dans tous les segments ». « La décision [de M. Trump] ne change pas cet objectif », a-t-il ajouté.

Frédérique Payneau