L'industrie automobile américaine créera plusieurs dizaines de milliers d'emplois cette année (2/2)

Parmi les embauches prévues cette année, Chrysler créera plus de 3 500 emplois dans des usines dans l’Indiana, dans l’Ohio et dans le Michigan pour produire des transmissions et pour fabriquer des Jeep et des pick-ups Ram. Ford compte pour sa part recruter 3 000 cols blancs ; il embauche en outre 1 400 ouvriers et en rappelle 2 000 autres dans les Etats du Michigan et du Missouri. De son côté, General Motors embauche 4 000 ingénieurs et experts en informatique dans quatre centres, situés dans l’Arizona, en Géorgie, dans le Michigan et au Texas, pour développer des logiciels et d’autres innovations. Honda créera quant à lui au mois 500 emplois dans des usines dans l’Ohio, l’Indiana et l’Alabama, alors qu’il transfère des productions en Amérique du Nord. TRW recherche une cinquantaine d’ingénieurs dans la région de Detroit pour travailler sur de nouveaux dispositifs de sécurité. Des entreprises plus petites ne sont pas en reste. La société Waukesha Metal Products, par exemple, peine à répondre à la demande de pièces en métal pour les essieux, les arbres de transmission et l’habitacle ; elle va investir dans de nouveaux équipements et construire une usine au Mexique pour se rapprocher de ses clients.

Malgré les recrutements prévus, l’industrie automobile américaine ne crée plus autant d'emplois que par le passé. Selon les dernières statistiques gouvernementales, 798 000 personnes fabriquent aujourd'hui des véhicules et des pièces, contre plus de 1,1 million en 2005.

Les ouvriers du secteur sont par ailleurs moins bien payés qu'auparavant, à la suite d'une concession que le syndicat des ouvriers de l’automobile (UAW) a faite aux constructeurs lorsque ceux-ci ont se sont retrouvés en difficulté il y a six ans. La plupart des nouvelles recrues percevront environ 16 dollars de l’heure, soit un peu plus de la moitié du salaire des anciens. Ils restent toutefois mieux rémunérés que la plupart des autres ouvriers américains, qui touchent 13 à 14 dollars de l’heure.

Frédérique Payneau