L'état des routes allemandes et le problème de leur financement (1/2)

L’état des routes allemandes (hors autoroutes) se dégrade de manière significative. A titre d’exemple, en 2012, à Berlin, 50 rues ont dû être fermées ponctuellement en raison de leur délabrement. En outre, selon une étude de l’agence de presse d’Essen, il y aurait environ 50 000 nids-de-poules dans la capitale allemande. Or, selon cette même étude, un budget de 70 à 100 euros serait nécessaire pour combler chacun de ces trous.

Normalement, le revêtement d’une route devrait durer entre 30 et 50 ans, mais la circulation accrue des véhicules et principalement des camions abaisse considérablement ce chiffre. En outre, la circulation augmente sans cesse.

En 1995 le transport routier en Allemagne représentait moins de 300 personnes-kilomètres pour les voitures particulières et environ 800 tonnes-kilomètres pour les camions. En 2005, il représentait 400 personnes-kilomètres et environ 850 tonnes-kilomètres. D’ici à 2015, le transport routier devrait atteindre environ 550 personnes-kilomètres et environ 950 tonnes-kilomètres, pour ensuite passer à 700 personnes-kilomètres et plus de 1 000 tonnes-kilomètres d’ici à 2025.

Ainsi, au moins la moitié des routes allemandes nécessiteraient des travaux. Mais chaque année, le budget alloué à l’entretien des routes allemandes (hors autoroutes) est insuffisant (2,15 milliards d’euros manquants chaque année).

Les routes les plus touchées sont les routes communales (bien que 20 % du réseau autoroutier et 40 % du réseau fédéral ? équivalant à nos routes nationales ? seraient dans un état médiocre).

Cindy Lavrut