L'automobile, nouvel eldorado pour les industriels de l'électronique (1/2)

Pendant des années, les industriels de l’électronique ont boudé le marché de l’automobile qu’ils jugeaient trop étroit et très exigeant. Les constructeurs exigent en effet des « prix au kilo » très en-deçà, la plupart du temps, de ceux d’autres secteurs, et en particulier de la téléphonie. Les composants et systèmes qu’ils demandent doivent en outre supporter les exigences associées à l’automobile, comme les variations de température et les contraintes de fiabilité qui interdisent la plupart du temps la simple fourniture de composants standard.Dans ce contexte, les fabricants d’électronique ont laissé le champ libre à des équipementiers, qui à l’instar de Valeo ou de Bosch, sont devenus des électroniciens. Mais la roue tourne, en partie parce que la croissance du marché de l’électronique ralentit et que les acteurs du secteur doivent trouver de nouveaux relais de croissance pour compenser la saturation du marché des smartphones notamment. L’automobile, produit bardé de systèmes électroniques qui est en passe de devenir connecté et autonome, offre un débouché prometteur.L’institut IMS Research a estimé que le marché mondial de l’électronique automobile progresserait de plus de 50 % entre 2010 à 2020, passant sur cette période de 157 à 240 milliards de dollars. Dans un rapport publié en octobre, Radiant Insights prévoyait pour sa part que ce marché atteindrait 279,96 milliards de dollars en 2020.

Frédérique Payneau