L’ambitieux pari de Renault-Nissan : vendre 10 millions de véhicules en 2016-2017 (1/2)

Carlos Ghosn, président de Renault et de Nissan, a déclaré fin juin à la presse japonaise que l’Alliance comptait vendre 10 millions de véhicules durant l’exercice comptable 2016-2017, contre 8,1 millions d’unités au cours de l’année comptable passée (avril 2012 à mars 2013). Outre Nissan et Renault, l’Alliance comprend aussi le constructeur russe AvtoVAZ, dont les ventes devraient également progresser.

Le nombre de 10 millions d’unités vendues en un an n’a jamais été atteint par aucun constructeur, mais le numéro un mondial, Toyota, devrait y parvenir cette année, sans doute suivi plus tard par General Motors (GM) et Volkswagen. M. Ghosn estime que Renault-Nissan peut aussi y parvenir grâce à une stratégie axée sur les pays émergents, sur l’extension de la gamme (des voitures à bas prix aux luxueuses berlines) et sur des technologies avancées comme les motorisations électriques. Le dirigeant veut notamment augmenter la part de marché de l’Alliance dans les pays tels que la Chine, le Brésil, le Mexique et la Thaïlande.

Pour atteindre ses objectifs de vente et proposer une offre concurrentielle, l’Alliance peut notamment se reposer sur une stratégie d’achats communs très efficace orchestrée par la structure RNPO (Renault Nissan Purchasing Organization), qui couvre 92 % des achats des deux partenaires. Renault-Nissan a réalisé en 2012 un record de 2,69 milliards d’euros de synergies (+ 54 %), ce qui traduit l’accélération constante du partenariat entre les deux constructeurs. Les secteurs achats (851 millions d’euros), mécanique (709 millions d’euros) et ingénierie véhicules (546 millions d’euros) sont restés les principaux contributeurs d’économies. A l’avenir, les synergies devraient continuer de progresser et même d’accélérer dans les secteurs autres que l’ingénierie.

Alexandra Frutos