L'affaire Volkswagen relance le débat sur les véhicules électriques en Allemagne 1/2

En Allemagne, le scandale concernant les manipulations des émissions des véhicules diesel de Volkswagen a relancé les débats sur les véhicules électriques, dans la sphère politique notamment. « Le diesel a un avenir, mais seulement à condition que l'industrie (automobile) puisse prouver qu'elle saura le rendre vraiment propre », a déclaré la ministre de l'Environnement, Barbara Hendricks.

Mme Hendricks a regretté qu'avec les énormes pénalités que devra payer le groupe Volkswagen, un programme d'introduction de millions de véhicules électriques sur le marché aurait pu être financé.

Berlin a subventionné la recherche dans la voiture électrique à hauteur de 1,5 milliard d'euros au cours des six dernières années, a rappelé la Ministre, qui a par ailleurs promis de plancher sur une série de mesures, notamment des incitations fiscales et des subventions à l'achat.

Le Ministre de l'Economie, Sigmar Gabriel, s’est lui aussi déclaré en faveur d’incitations financières, sans toutefois se prononcer sur leur forme. Il a également suggéré d'introduire des quotas de voitures électriques dans le parc automobile des administrations publiques afin de « créer de la demande ».

Ces projets ont été accueillis avec enthousiasme par Le VDIK (fédération allemande des importateurs d'automobiles). En effet, le VDIK préconise une prime à l'achat « d'au moins 5 000 euros » par véhicule électrique pendant une « période de transition » qui n’est pas encore définie.

Cindy Lavrut