L'accord de libre-échange entre le Canada et la Corée du Sud suscite des inquiétudes pour le secteur automobile au Canada (2/2)

La filiale canadienne de Ford a été l’un des plus virulents détracteurs de l’accord de libre-échange avec la Corée. Sa présidente, Dianne Craig, a estimé qu’il ne protégeait pas suffisamment l’industrie canadienne des constructeurs coréens et qu’il n’allait pas assez loin pour éliminer les barrières non tarifaires de la Corée. « Nous pensons que la Corée du Sud restera l’un des marchés les plus fermés au monde aux termes de l’accord négocié par le le gouvernement canadien », a déclaré Mme Craig. Le gouvernement de l’Ontario et le syndicat Unifor ont pour leur part déploré que l’accord conclu par le Canada n’apporte pas les mêmes garanties que celui que les Etats-Unis avaient négocié auparavant avec la Corée du Sud.

Selon un représentant du gouvernement canadien, ce dernier évalue l’impact de l’accord sur la production automobile canadienne à moins de 4 500 voitures, soit environ 0,2 % de la production actuelle. Près de la moitié des voitures coréennes achetées au Canada aujourd’hui sont fabriquées aux Etats-Unis.

D’après les chiffres publiés par l’OICA (Organisation internationale des constructeurs d’automobiles), le Canada a produit 2,379 millions de véhicules en 2013 (- 3,4 %), dont 965 000 voitures et 1,41 million de véhicules utilitaires. Les ventes de véhicules légers au Canada ont pour leur part augmenté de 4 % l'an dernier, à 1,74 million d'unités, selon les chiffres publiés par DesRosiers. Hyundai a occupé 7,9 % du marché canadien, avec 137 100 véhicules vendus (+ 0,6 %) et Kia 4,2 %, avec 72 449 unités écoulées (- 6,9 %).

Frédérique Payneau