L’Oica fait le point sur la planète automobile en 2014 et annonce ses prévisions pour 2014

L'Oica (Organisation internationale des constructeurs d’automobiles) a annoncé au Salon de Genève que les ventes de voitures neuves à avaient progressé de 3,9 % dans le monde l’an dernier. Dans le même temps, la production mondiale d’automobiles a crû de 3,6 %, à 87,2 millions d'unités.

L'Europe ne représente plus que 19 % de la production mondiale d'automobiles, contre 25 % en 2005. C'est l'envolée de la Chine qui explique ce tassement relatif. Plus du quart des véhicules produits sur la planète en 2013 sont sortis des usines chinoises (contre seulement 17,7 % en 2005). La France a quant à elle assuré 2,3 % de la production mondiale l’an dernier (contre 5,3 % en 2005).

L’Oica estime que le parc mondial de voitures atteignait 1,14 milliard de véhicules en 2012. Entre 2011 et 2012, il a augmenté de 45 millions d'unités, soit une hausse de 4,1 %. Les automobiles en circulation sur le globe se répartissent entre l'Europe (25 % en 2012, contre 29 % en 2009), l'Amérique du Nord (27 %, contre 29 % en 2009) et le reste du monde.

En moyenne, on compte 144 véhicules pour 1 000 habitants dans le monde. Ce chiffre cache une grande disparité selon les régions avec 791 véhicules pour 1 000 habitants aux Etats-Unis, 531 en Europe et seulement 79 en Chine.

Le marché automobile mondial devrait enregistrer une croissance de 2 % en 2014, à 88 millions d'unités, tiré à nouveau par la forte croissance de l'Asie. C'est encore la Chine qui sera la locomotive avec une progression de ses ventes qui devrait être comprise entre 8 % et 10 %. L'Europe ne devrait connaître qu'une croissance modérée (+ 3 %), avec une Allemagne en convalescence (+ 3 %) et une France stable. De son côté, le cabinet PwC prévoit toutefois un marché français en hausse de 1,1 %.

D’après l'Oica, les Etats-Unis poursuivront en 2014, à un moindre rythme (+ 5 %), le redressement opéré après l'effondrement de 2008-2009. La Russie continuera de connaître des difficultés, avec un marché prévu en baisse de 5 % (sans tenir compte des conséquences que la crise ukrainienne pourrait avoir sur son économie). (LARGUS.FR 5/3/14)

Alexandra Frutos