L’OMC se prononce contre les quotas imposés par la Chine sur les terres rares

L’OMC (Organisation Mondiale du Commerce) a estimé que les quotas imposés par la Chine sur les exportations de terres rares et d’autres matériaux critiques comme le tungstène et le molybdène (tous utilisés par l’industrie automobile) ne se justifiaient pas. Suite à la plainte déposée en 2012 par l’Union européenne, les Etats-Unis et le Japon, un panel d’experts de l’OMC avait été mandaté. La Chine avait motivé la mise en place de ces quotas par le besoin de protéger l’environnement, sans pour autant les imposer également à son industrie nationale. L’OMC a donc estimé que « des restrictions à l'exportation ne [pouvaient] être imposées pour préserver des ressources naturelles non renouvelables si l'utilisation de ces matières premières [n'était] pas limitée pour la même raison à l'échelle nationale ».

La Chine a maintenant 60 jours pour faire appel de cette décision. Le pays se targue d’être aujourd'hui à l’origine de 95 % de la production mondiale de terres rares, de 91 % de la production mondiale de tungstène et de 36 % de la production mondiale de molybdène. Et depuis la mise en place des premières restrictions à l’exportation en 2010 par la Chine, les prix de ces matériaux ont flambé. En 2013, on a encore constaté une hausse comprise entre 10 % et 30%. (AUTOACTU.COM 28/3/14)

Alexandra Frutos