L'Etat algérien veut racheter les parts du groupe français BTK

L'Etat algérien a décidé de racheter les parts du groupe français BTK (Behm-Titan-Kaiser) dans le complexe industriel de montage de véhicules de Tiaret (à 340 km au sud d'Alger), en raison du non-respect par le partenaire français de ses engagements, a déclaré le 2 décembre le ministre algérien de l'Industrie Amara Benyounes.

L'accord de partenariat entre la Société nationale des véhicules industriels (SNVI) et BTK, conclu en 2006, prévoyait la participation du groupe français, à hauteur de 60 %, au capital de ce complexe spécialisé dans le montage et la commercialisation des carrosseries et des remorques. BTK s'était engagé à investir 10 millions d'euros en cinq ans, à satisfaire la demande locale, à développer la stratégie d'exportation, à s'assurer de la conformité des produits aux normes européennes et à créer près de 250 nouveaux emplois, a souligné le ministre.

Un programme d'investissement est en cours d'élaboration pour développer les infrastructures industrielles et former des ouvriers afin de porter la production de 400 unités par an en 2012 à 1 000 en 2014, avant d’atteindre 1 500 unités en 2015, rapporte l’agence APS. Ce programme vise à réaliser un chiffre d'affaires de 1,5 milliard de dinars (13,84 millions d'euros) en 2014 et 2,5 milliards de dinars (plus de 23 millions d'euros) en 2015, et à faire passer le nombre de salariés de 460 à plus de 1 000 en 2015, selon M. Benyounes. (AFP 2/12/13)

Alexandra Frutos