L’Aquitaine, territoire précurseur de la mobilité électrique (2/2)

Avec l’annonce de cet appel d’offre, l’Aquitaine ne fait que conforter un intérêt déjà prononcé pour la mobilité électrique. En février, le géant canadien de l’énergie Hydro-Québec avait déjà annoncé l’ouverture d’une filiale à Lacq (Pyrénées-Atlantiques), en partenariat avec la Région, en vue de créer localement « toute la chaîne de production des batteries du futur ». Ces batteries sont capables de stocker dix fois plus d’énergie que les lithium-ion. SCE France va ainsi développer et produire des batteries LFP (lithium-fer-phosphate) utilisant des nanoparticules. « Ce sont les batteries les plus sûres au monde. De plus, nous disposons de matériaux en abondance et à faible coût », avait expliqué Karim Zaghib, directeur de SCE France.

Ces batteries peuvent supporter 30 000 cycles de rechargements, contre 1 000 pour les lithium-ion, et leur durée de vie est de dix ans au minimum, contre trois pour les lithium-ion. Avec cette technologie, d’ici à cinq ans, une voiture électrique pourrait rouler 500 km en totale autonomie. En outre, contrairement à la batterie de Tesla, la batterie d’Hydro-Québec fait la taille d’une feuille A4. Aujourd’hui, Hydro-Québec est la seule entreprise au monde à même de maîtriser l’ensemble de la chaîne de production de ces batteries.

Entre autres initiatives dans le domaine de la mobilité électrique, l’Aquitaine va également accueillir l’assemblage de l’E-Fan, l’avion électrique d’Airbus, sur le site de l'aéroport de Pau Pyrénées. Cet appareil est un projet phare de l’initiative « Nouvelle France industrielle » lancée par le gouvernement en 2013.

Alexandra Frutos