L’Algérie, une « bonne porte d’entrée » de l’Afrique subsaharienne

Dans un entretien accordé à l’USINENOUVELLE.COM (12/11/14), le président de Renault Algérie Production Bernard Sonilhac explique que l’Algérie « pourrait constituer une bonne porte d’entrée pour atteindre l’Afrique subsaharienne », mais que « pour l’instant, l'exportation n'est pas à l’ordre du jour. La demande de Symbol sur le marché algérien est supérieure à l’offre, nous n’avons pas de raison de nous projeter à l’étranger ».

« Même s’il connaît cette année un léger repli, ce marché pourrait devenir le premier d'Afrique. En 2013, Renault a écoulé sur place toute marques confondues 58 000 véhicules, soit une hausse de 4 % par rapport à l'année précédente. Les ventes globales ont été en Algérie de 350 000 unités en 2013. Ce chiffre pourrait passer à moyen terme à 500 000 », indique le dirigeant. « L'activité est dynamique dans le secteur car le taux d’équipement n’est sur place que de 100 véhicules pour 1 000 habitants, contre 600 pour 1 000 en Europe. L'âge moyen de ces véhicules est de 16 ans en moyenne, contre 8 en France : le taux de renouvellement va être fort dans les prochaines années. Renault est aujourd’hui leader en Algérie, avec 26 % de parts de marché, nous voulons renforcer cette position dominante et atteindre les 30 % », ajoute-t-il.

M. Sonilhac explique par ailleurs que Renault n’a pas l’intention, à court terme, de fabriquer de nouveaux modèles sur le site d’Oued Tlelat. « La Symbol est ici un best-seller, elle représente près du tiers des ventes, avec entre 15 000 et 16 000 unités écoulées chaque année. La version produite dans l'usine d'Oran a été développée spécialement pour l’Algérie. C’est la première voiture sur ce marché à disposer d’un GPS intégré avec écran tactile », souligne-t-il.

Alexandra Frutos